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Oslo de malheur !

Que s’est-il réellement passé à Gaza ?

Sharon en a rêvé, Abbas l’a fait
lundi 25 juin 2007 par Sindibad

Ce qui vient de se passer en Palestine est l’aboutissement d’une conspiration internationale, téléguidée par les américains et les israéliens, avec la complicité active de l’Union Européenne et d’un président palestinien fantoche qui a perdu toute légitimité en conspirant contre son propre peuple. Dès le début, tout a été fait pour qu’une guerre civile se déclenche entre palestiniens, ce qui marquerait la fin du rêve d’un état palestinien. Sharon en a rêvé, Arafat en a payé le prix fort et Abbas l’a enfin fait.

Un jour, ils se demanderont encore : Mais pourquoi, nous haïssent-ils ?

Que s’est-il réellement passé à Gaza ? Sharon en a rêvé, Abbas l’a fait

Nous avons assisté, depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, à une déferlante d’informations mensongères et contradictoires reprises en boucle sur les télévisions, les radios et dans les colonnes de journaux.

Globalement, les évènements sont présentés ainsi :

Les méchants fanatiques islamistes du Hamas, qui ne veulent pas la paix avec Israël (puisqu’ils veulent détruire cet état), ont chassé les nationalistes "laïcs" du Fatah, responsables des services de sécurité palestiniens liés au Mahmoud Abbas, le Président modéré de l’autorité palestinienne (Il est prêt à faire la paix avec Israël).

Le Hamas est rendu responsable d’un coup d’état contre l’autorité légitime du président palestinien.

Le Hamas veut transformer Gaza en "Hamastan", état islamique, qui menacerait la sécurité d’Israël (sans doute en lançant des boites de conserves distribuées par l’UNRWA sur Sdérot).

Le Hamas se rend ainsi responsable de l’isolement de Gaza et de ses conséquences terribles sur ses habitants. (La presse tout d’un coup fait mine de découvrir les ravages du bouclage et du siège imposé à Gaza, comme si cela ne datait que depuis la prise du contrôle du territoire par le Hamas. Notre ministre des Affaires étrangères, très cynique, supplie le gouvernement israélien de laisser sortir de Gaza les quelques milliers de fidèles au président palestinien, les autres, c’est-à-dire, le un million et demi qui restent, peuvent crever, ils n’avaient qu à se rallier à Mahmoud Abass.)

Le président palestinien très mécontent du "coup d’état" du Hamas, limoge le cabinet des islamistes, nomme un gouvernement "d’urgence" formé de personnalités "neutres". Aussitôt les Etats-Unis, l’Union Européenne et Israël lèvent les sanctions économiques qui frappent l’AP depuis près de 16 mois et se disent prêts à le soutenir, mais le soutenir pourquoi faire : pour restituer les territoires occupés depuis 1967, évacuer les colonies et démanteler le mur de séparation ou bien pour mener une guerre contre la majorité du peuple palestinien qui a porté le Hamas au pouvoir ?

Pour essayer véritablement de comprendre de ce qui s’est réellement passé à Gaza, il faut sans doute rappeler que ces tristes évènements s’inscrivent dans l’histoire de la lutte pour le pouvoir entre le Fatah et les autres organisations de résistance palestinienne. L’organisation fondée par Yasser Arafat en 1959 a toujours cherché à asseoir sa domination sur les autres factions de la résistance.

En effet, ce n’est pas la première fois que des palestiniens se battent contre d’autres palestiniens, ce qui vient de se passer à Gaza n’est que le prolongement d’autres guerres fratricides entre les organisations palestiniennes.

Déjà à la fin des années 1960, le Fatah se battait contre le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) dans les camps de réfugiés en Jordanie. L’objectif étant le contrôle de leadership de la résistance. Deux visions s’affrontaient à l’époque : Le Fatah "nationaliste" qui considérait la libération de la Palestine sa seule priorité et le FPLP qui considérait que la libération de la patrie passera par la défaite des régimes arabes réactionnaires et la libération du peuple arabe.

Au Liban, pour asseoir sa domination sur l’OLP, le Fatah s’est pratiquement battu contre toutes les factions palestiniennes (mais également contre des libanais). L’organisation de Yasser Arafat était sortie pratiquement vainqueur à chaque fois, mais toujours au prix de nouvelles divisions du mouvement palestinien.

Ces affrontements avaient la particularité de se dérouler hors des territoires occupés, principalement dans les camps de réfugiés palestiniens, en Jordanie puis ensuite au Liban. L’une des dernières guerres fratricides est celle qui s’était déroulée à Tripoli dans le nord du Liban, en 1983 entre le Fatah dirigé par Arafat et le Fatah Intifada dirigé par Abou Moussa.

Les perspectives de "paix" engendrées par les accords d’Oslo vont déplacer le terrain des frictions inter palestiniennes de l’extérieur vers l’intérieur des territoires de Cisjordanie et de Gaza.

Le compte à rebours de déclenchement des affrontements meurtriers a commencé le jour où l’autorité palestinienne s’est installée dans les territoires palestiniens. Sa mission telle que le stipule les accords d’Oslo : lutter contre "le terrorisme et les formes de violence" dans les territoires occupés. Dès lors l’issue tragique, à laquelle on vient d’assister, devenait inéluctable.

Pendant les années de l’euphorie d’Oslo, les services de sécurités palestiniens dirigés par des membres du Fatah et armés par les israéliens, vont mener une répression féroce contre les militants du mouvement islamiste. Arrestations, tortures et assassinats vont se multiplier sans que quiconque les dénonce. La paix vaut bien quelques sacrifices et le Hamas très affaibli encaisse les coups sans broncher. Il est vrai qu’à l’époque la majorité des Palestiniens croyait à une paix possible et soutenaient l’action du Président Arafat.

Les choses vont radicalement changer quand les Palestiniens vont s’apercevoir qu’Oslo n’était qu’un leurre : le nombre de colons augmente de façon vertigineuse et l’asphyxie économique se fait sentir. Les palestiniens n’ont rien obtenu en échange de la reconnaissance d’Israël et la vie dans les territoires est devenue pire qu’avant. Arafat, quant à lui, comprend qu’il n’obtiendra plus rien des israéliens et met fin à sa politique de collaboration avec Israël et de répression des militants du Hamas.

Arafat devient alors l’ennemi public d’Israël et des Etats-Unis. L’Europe, lâche comme d’habitude, ferme les yeux. Isolé dans son quartier général à Ramallah, il assiste impuissant à la destruction de l’état embryonnaire palestinien par les forces armées israéliennes.

Pendant des années, la propagande israélienne, relayée en Europe et dans le monde par des médias serviles, présentera Arafat comme le principal obstacle à la paix. Décrit comme corrompu, manipulateur et anti-démocrate (Ce qui n’est pas toujours faux), le Président Palestinien ne cédera pas devant les sommations israélo-américaines et refusera de faire la guerre au Hamas. Très attaché à l’unité de son peuple il est persuadé que ce que veulent les israéliens, c’est une guerre civile entre palestiniens qui mettra fin au rêve d’un état palestinien.

Pendant ce temps, Israël s’appliquera à détruire systématiquement ce qui ressemble de prêt ou de loin à un symbole d’autorité. La politique des barrages militaires qui divisent et morcellent le territoire va renforcer l’émergence de petits groupes autonomes avec à leur tête des petits chefs locaux aux pratiques plus mafieuses que véritablement militante. Parallèlement, l’armée israélienne continue sa politique d’assassinats de dirigeants palestiniens. Ainsi tous les dirigeants palestiniens respectés et qui possédait une certaine autorité seront liquidés ou emprisonnés.

Israël fait tout pour pousser le Hamas à la radicalisation. Ainsi, Sharon fait assassiner Abou Shanab l’un des dirigeants les plus modérés du Hamas et qui avait brisé le tabou de la reconnaissance d’Israël. Un Hamas modéré a toujours été le pire cauchemar des dirigeants israéliens.

Tour à tour, les dirigeants historiques du Hamas se feront assassinés. Ahmed Yassine, puis quelques semaines après Abdelaziz Al Rantissi se feront pulvérisés par les missiles israéliens. Ils étaient les seuls chefs du Hamas capables d’empêcher un bain sang inter-palestinien. Pour eux, comme pour Arafat, le sang palestinien était une ligne rouge à ne pas franchir.

En novembre 2004, le dirigeant palestinien Yasser Arafat disparaîtra, suite à une maladie mystérieuse. La guerre civile peut commencer.

Arafat est remplacé par Abass, un homme "modéré", disent les médias occidentaux. Mais pour Israël, un président "modéré" est surtout un homme capable de faire la guerre à ceux qu’ils désignent comme infréquentables. Comme Arafat avant lui, Abbas n’obtiendra donc rien des israéliens mais à l’inverse d’Arafat, il manque de charisme et de légitimité populaire. Ainsi sous la pression des Etats-Unis et de l’Europe franchouillarde, Abbas est poussé à organiser des élections législatives qu’il pense pouvoir gagner. Le peuple palestinien, pas dupe et lassé des magouilles du Fatah et de ses dirigeants vote en masse pour le Hamas qui participe pour la première fois à des législatives, ce qui est le signe d’une évolution politique majeure du mouvement islamiste.

Entre temps, Sharon fait évacuer Gaza sans aucune concertation avec le Président Abbas. Le monde salue l’homme de paix qu’est devenu le criminel de guerre. Gaza se transforme en une immense prison, le plus grand pénitencier du monde à ciel ouvert où les prisonniers se chargeront de régler leurs affaires internes. Avantage pour l’état hébreux : évacuer un territoire sans aucun intérêt stratégique, qui lui coûte très cher, tout en faisant croire au monde entier qu’Israël fait un pas vers la paix. Pendant ce temps, Sharon fait construire un mur autour et dans la Cisjordanie rendant impossible toute idée d’état palestinien viable. Bref, pour Israël, la stratégie : évacuer Gaza pour mieux garder la Cisjordanie, s’avère payante à tous les points de vue.

Le Hamas au pouvoir, c’est encore une bonne nouvelle qui permet à Israël de refuser toute négociation avec des "terroristes" et donc de gagner encore plus de temps. Les Etats-Unis boycottent l’autorité palestinienne, l’Union Européenne toujours aussi lâche s’empresse de leurs emboîter le pas. En quelques jours le siège du peuple palestinien, par la communauté internationale, s’organise. Les aides sont suspendues, ce qui revient à condamner le peuple palestinien, puni pour avoir mal voté.

Isolés et traités comme des pestiférés, le Hamas s’entête à ne pas jouer la seule carte qui lui reste, celle qui consiste à reconnaître Israël. Son argument, reconnaître Israël, d’accord, mais lequel ? Il est vrai qu’à ce jour, aussi bizarrement que cela puisse apparaître, aucun dirigeant européen ou américain n’a pensé à demander à Israël de définir clairement ses frontières. Sans doute un oubli qui ne sera jamais réparé.

Mais le Hamas ne doit pas seulement affronter le boycott et le siège imposé par l’occident, il doit également affronter sur le plan interne les dirigeants du Fatah qui n’ont jamais accepté leur défaite. Encouragé par les mouvements de grève des fonctionnaires palestiniens qui ne reçoivent plus leurs payes, le Fatah réclame plus que le partage du pouvoir. Sa tentative de dresser une partie de la population contre le gouvernement légitime va échouer. Dans sa grande majorité, le peuple palestinien estimait à juste titre que s’il croule sous la misère, ce n’est surtout pas la faute aux dirigeants du Hamas, qui contrairement à ceux du Fatah, vivent très modestement au milieu du peuple.

Pire encore, les services de sécurité palestinienne, dirigés par des membres du Fatah, refusent de travailler sous les ordres d’un ministre du Hamas. Imaginons un instant qu’en France, les services de police refusent de travailler sous les ordres d’un ministre de gauche ! En réponse à cette situation, le Hamas crée son unité de sécurité : la force exécutive. Ce qui a été, curieusement à l’époque, dénoncé comme une tentative de coup d’état.

La création de cette force qui dépend du ministère de l’intérieur palestinien est censée répondre au refus de collaboration des services de sécurité liés au Fatah avec le nouveau gouvernement. Son entrée en fonction signera le début des affrontements violents et meurtriers entre le Hamas et le Fatah.

La violence jusqu’alors limitée à des règlements de compte entre clans familiaux et certains dirigeants de groupes militaires, voire mafieux, devient politisée et signe la bipolarisation de l’affrontement entre le Hamas et le Fatah.

Malgré l’opposition du Fatah, les arrestations de ses députés et de certains membres de son gouvernement, le Hamas ne faiblit pas et propose même un gouvernement d’union nationale à toutes les organisations palestiniennes.

La situation semble alors bloquée, quand survient, le 8 février dernier, l’accord de la Mecque. Cet accord fondé sur la base du document des prisonniers politiques palestiniens engage l’OLP par l’intermédiaire du Président palestinien à négocier avec Israël pour parvenir à la création d’un état palestinien sur les frontières de juin 1967, en contrepartie le gouvernement dirigé par le Hamas respectera les accords conclus avec Israël. L’accord de la Mecque signifie donc qu’implicitement le Hamas reconnaît l’existence de Israël.

Mauvaise nouvelle, cette fois, pour Israël qui a tout misé sur un enlisement de la situation qui lui permet de renforcer la colonisation des territoires palestiniens, car cette fois les chancelleries occidentales hésitent. Faut-il continuer encore à boycotter un gouvernement qui représente cette fois toutes les sensibilités de la société palestinienne et qui est prêt à reconnaître Israël ?

A l’intérieur de la Palestine, l’accord ne fait pas que des heureux. Au Fatah, persiste une aile putschiste représentée par Mohamed Dahlane, l’homme qui aime échanger des cravates avec Shaoul Mofaz, et surtout qui refuse toute idée de gouverner avec le Hamas. Cet homme est prêt à toutes les alliances pour arriver à ces fins. C’est là qu’entre en jeu les services secrets américains, toujours prêts à rendre service à l’ami israélien.

Il y a quelques jours, un journal allemand "Junge Welt " révéla que l’administration américaine avait planifié depuis longtemps l’explosion de la situation à Gaza en soutenant un courant allié à l’intérieur du Fatah. Ce courant était chargé de liquider physiquement les chefs militaires du Hamas. Selon le journal allemand, ces révélations s’appuient sur les déclarations faites fin mai 2007, par le coordinateur US pour la sécurité dans les territoires, Le général Keith Dayton, devant la commission du Moyen Orient du Congrès américain.

Dayton déclara devant cette commission que les Etats-Unis exercent une forte influence sur toutes les composantes du Fatah et que la situation explosera très prochainement et de façon violente à Gaza ! Dayton ajoutera que le soutien apporté aux unités du Président Abbas constitue un choix stratégique de l’administration américaine actuelle.

Le journal allemand rappelle que c’est Dayton qui a obtenu du congrès la somme de 59 millions d’euros pour entraîner la garde présidentielle palestinienne qui se trouve en Egypte et en Jordanie. Cet argent devait servir à préparer la confrontation militaire avec le Hamas.

"Junge Welt", précise aussi que la CIA a fait appel à des anciens conseillers militaires ayant exercé au Salvador pour diriger les escadrons à la mort palestiniens chargés de liquider les dirigeants du Hamas. Ces escadrons, selon le journal allemand, sont liés à Mohamed Dahlane qui dirige la garde présidentielle.

Les déclarations du général Dayton, fin mai, prouvent qu’un coup d’état était bien en préparation contre le Hamas pour l’obliger à quitter le pouvoir. Les préparatifs de ce complot auraient commencé le lendemain de la victoire du Hamas aux élections législatives en janvier 2006. Edward Abington, conseiller politique américain du Président Abbas n’avait-il pas déclaré que le président Bush avait appelé Abbas pour lui déclarer que « Hamas est une organisation illégale et qu’il fera tout ce qu’il peut pour l’obliger à quitter le pouvoir ».

D’autres informations ont confirmé le caractère éminent du renversement du gouvernement légitime palestinien. Des diplomates occidentaux ont raconté que le plan qui prévoyait le renversement du Hamas et l’arrestation ou l’assassinat de ces dirigeants avait pris du retard à cause d’une mauvaise organisation des putschistes et du blocage par Israël des camions chargés d’armes que les américains s’apprêtaient à livrer aux hommes de Dahlane. Ces informations étaient un secret de polichinelle, puisque les détails étaient publiés dans les journaux.

Les dirigeants du Hamas, qui lisent aussi les journaux comme tout le monde, n’avaient donc pas d’autre choix que de passer à l’attaque avant que les armes n’arrivent aux putschistes.

Ce que certains ont qualifié de "coup d’état du Hamas" n’était en réalité qu’une action légitime préventive dirigée contre un groupe de palestiniens qui a fait le choix de la collaboration avec les américains et les israéliens contre les intérêts de leur peuple. D’ailleurs les documents trouvés lors de la prise d’assaut des bâtiments officiels prouvent que certains services de sécurité collaboraient directement avec les services de sécurité israéliens pour les assassinats ciblés des dirigeants du Hamas.

La victoire fulgurante du Hamas s’explique par le fait que les hommes du Président Abbas, malgré leur nombre supérieur et leur armement savaient qu’ils ne livraient pas bataille pour leur peuple. Cette guerre n’était pas la leur, c’est la guerre du Hamas contre Dahlane, à quoi bon risquer sa vie pour des hommes corrompus qui se sont dépêchés de fuir Gaza pour aller se réfugier dans les palaces égyptiens.

Sans l’excuser, on peut dire aussi que la sauvagerie avec laquelle les hommes du Hamas se sont acharnés sur certains fidèles de Dahlane, trouve sans doute ses origines dans la haine née chez les militants du Hamas quand dans les années 90, les hommes de la sécurité palestinienne, collaborant avec les services israéliens, arrêtaient, torturaient et assassinaient les militants islamistes. Une haine longtemps enfouie et qui a explosé avec violence en ce mois de juin 2007.

Suite aux évènements de Gaza, le président palestinien s’est précipité de limoger le gouvernement légitime et a nommé un gouvernement "d’urgence" dont la mission n’est pas de faire libérer la Palestine, mais, surtout, d’écraser le Hamas. Un gouvernement qui était dans les cartons de l’administration Bush depuis longtemps et qui n’attendait que le bon moment pour voir le jour. Edward Abington avait d’ailleurs raconté qu’en juillet dernier, le président Abbas lui a fait part des pressions américaines pour dissoudre le gouvernement et former un cabinet d’urgence. A l’époque Abbas avait refusé car il considérait que cela conduirait à une guerre civile, mais qu’enfin de compte, il n’aurait pas d’autre choix.

Quant à la communauté internationale, elle applaudit des deux mains les décisions de Mahmoud Abbas et dénonce avec beaucoup d’aplomb le "coup d’état" de Hamas à Gaza. L’Union Européenne joint ses efforts au putschistes du Fatah financés par les américains en décrétant la suspension du peu d’aide qu’elle fournissait encore aux habitants de Gaza.

Une question se pose maintenant : Israël avait-il intérêt à ce que Dahlane remporte une victoire contre le Hamas à Gaza ? La situation actuelle n’est-elle pas plus confortable pour Israël : Deux gouvernements lpalestiniens sur deux territoires distincts. D’un côté Gaza avec son gouvernement légitime du Hamas, de l’autre côté la Cisjordanie et son président "modéré" Abbas. Ce dernier tient aujourd’hui pratiquement le même discours quand il parle du Hamas que n’importe quel dirigeant israélien. N’a-t-il pas déjà exclu tout dialogue avec le Hamas qu’il qualifie désormais d’organisation "terroriste". Abbas refuse de dialoguer avec le Hamas, dont des centaines de militants sont tombés en combattant l’occupant israélien, mais accepte de rencontrer Olmert, le criminel de guerre qui a tant de sang palestinien sur les mains. Israël lui a déjà promis de lui apporter tout son soutien, mais puisqu’ils le soutiennent et qu’ils sont si satisfaits de lui, pourquoi ne lui rendent-ils pas la Cisjordanie, démantèlent le mur et évacuent les colonies ? Pas besoin de répondre, les masques sont déjà tombés !

Ce qui vient de se passer en Palestine est l’aboutissement d’une conspiration internationale, téléguidée par les américains et les israéliens, avec la complicité active de l’Union Européenne et d’un président palestinien fantoche qui a perdu toute légitimité en conspirant contre son propre peuple. Dès le début, tout a été fait pour qu’une guerre civile se déclenche entre palestiniens, ce qui marquerait la fin du rêve d’un état palestinien. Sharon en a rêvé, Arafat en a payé le prix fort et Abbas l’a enfin fait.

Un jour, ils se demanderont encore : Mais pourquoi, nous haïssent-ils ?

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