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L'honneur perdu de la presse française - [Le site de Sindibad]
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Crimes de guerre à Gaza

L’honneur perdu de la presse française

Les médias français sont ils complices des crimes de guerre commis par Israël ?
lundi 12 janvier 2009 par Sindibad

Selon un sondage CSA publié lundi 12 janvier sur le quotidien français Le Parisien, "les Français sont très partagés sur le conflit de Gaza qui oppose Israël au Hamas, lorsqu’il s’agit d’attribuer à l’un ou l’autre la responsabilité de la guerre". Un vrai miracle, compte tenu de l’intensité du bombardement médiatique de la propagande israélienne en France.

Depuis le début des massacres commis par l’armée israélienne contre les Palestiniens de Gaza, les médias français, dans leur grande majorité, se sont tout simplement, faits porte parole du gouvernement israélien en reprenant à la lettre sa rhétorique anti-HAMAS.

L’honneur perdu de la presse française

Les médias français sont ils complices des crimes de guerre commis par Israël.

Les médias français sont ils complices des crimes de guerre commis par Israël.

Selon un sondage CSA publié lundi 12 janvier sur le quotidien français Le Parisien, les Français sont très partagés sur le conflit de Gaza qui oppose Israël au Hamas, lorsqu’il s’agit d’attribuer à l’un ou l’autre la responsabilité de la guerre. Un vrai miracle compte tenu de l’intensité du bombardement médiatique de la propagande israélienne en France.

Depuis le début des massacres commis par l’armée israélienne contre les Palestiniens de Gaza, les médias français, dans leur grande majorité, se sont tout simplement, faits porte parole du gouvernement israélien en reprenant à la lettre sa rhétorique anti-HAMAS.

En reprenant à leur compte les arguments israéliens, qui justifient les bombardement de Gaza, les médias français se font indirectement complices des crimes de guerre commis par les soldats de l’armée d’occupation.

Ils sont complices, parce que certains par leur paresse ou leur médiocrité se contentent de recopier les dépêches des autres et ne font pas vraiment leur travail de journaliste, c’est-à-dire vérifier une information. Quand on dit que le HAMAS a rompu la trêve, un simple examen chronologique des dépêches qui nous arrivent du Proche Orient aurait permis de balayer cette affirmation, puisque c’est bien l’état d’Israël qui a rompu la trêve lors d’une opération militaire à Gaza le 4 novembre dernier.

Ils sont complices, parce qu’ils savent ce qui se passe à Gaza. Les témoignages existent, des preuves existent, des photos existent. Qui sont les victimes palestiniennes ? Quels sont les objectifs atteints ou détruits par l’armée israélienne ? Où sont les prisonniers palestiniens ? Oui ils savent car, à l’heure du net, même la censure militaire israélienne ne peut tout cacher. Ils se taisent par lâcheté, parce qu’ils ont peur d’être taxé d’antisémites. L’accusation d’antisémitisme équivaut en France à un arrêt de mort professionnelle pour un journaliste. Beaucoup n’ont pas oublié les torrents d’insultes et de menaces qu’ils recevaient au début de la seconde Intifada de la part de groupes de sionistes radicaux usant d’un terrorisme verbal et physique pour intimider les plus récalcitrants. Ceux qui ont résisté aux pressions ont fini par être tout simplement virés ou démissionnés. (Dernièrement, Richard Labévière sur RFI).

Ils sont complices parce que certains en position de pouvoir par les postes qu’ils occupent ne font même pas semblant de délivrer au public une information et un traitement équitable de la question Palestinienne. L’exemple de Fabrice Drouelle sur France Inter, pour ne citer que lui, est édifiant à plusieurs égards. Voilà un journaliste du service public payé par l’argent des contribuables qui se fait tous les matins l’interprète des communiqués d’une armée d’occupation : « Si Israël s’est lancé dans cette opération, c’est, rappelons le, en réponse aux incessants tirs de roquettes par le Hamas depuis le territoire palestinien » . Entre Drouelle, Danièle Tabor et Olivier Raffovich, difficile pour l’auditeur de France Inter de deviner qui est militaire et qui est journaliste.

Ils sont complices, parce qu’ils acceptent sans broncher, ni protester la décision d’Israël de leur interdire l’entrée à Gaza et donc de témoigner des horreurs commis contre les civils innocents. Même Saddam Hussein, qu’ils qualifiaient de dictateur, les avait laissé entrer en Irak pour faire leur travail, pourquoi se taisent-ils contre l’interdiction qui leur est faite, de faire leur métier, par la « seule démocratie du Proche-Orient » comme ils nous le répètent souvent. Israël interdit aux journalistes de pénétrer dans cette prison à ciel ouvert qui s’appelle Gaza, mais la réalité, c’est que même les journalistes n’ont pas envie d’y aller, car ils savent à l’avance les atrocités auxquelles ils vont assister, ils connaissent déjà les carnages qui ont été commis et qui seront inévitablement perpétrés par Israël. Mais ils n’ont pas envie de voir ça, car ils n’ont pas envie de témoigner. Comment après avoir vu Gaza, oser encore évoquer la sécurité d’Israël et les roquettes du Hamas. Israël interdit Gaza aux journalistes sous prétexte de les protéger. La triste vérité, c’est qu’elle protège surtout leur conscience.


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