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HAMAS : reconnaître Israël, oui, mais lequel ?

samedi 23 décembre 2006 par Sindibad

Tout le monde exige du HAMAS de reconnaître Israël, mais qui demande à Israël de reconnaître la Palestine ?

HAMAS : Reconnaître Israël, oui, mais lequel ?

Depuis la victoire démocratique du HAMAS dans les territoires occupés, le peuple palestinien subit une punition collective décrétée par les puissances occidentales : Etats-Unis et Europe. Raison invoquée : tant que le HAMAS ne reconnaisse pas Israël, la communauté internationale appliquera des sanctions internationales à l’autorité palestinienne en suspendant les aides nécessaires au fonctionnement des institutions ou de ce qui en reste.

Ainsi le but recherché, mais non avoué, celui de faire échouer le HAMAS dans sa mission de gouverner les territoires, semble être sur le point d’atteindre son but. Sous la pression de la communauté internationale, épaulée par les incursions destructrices et meurtrières de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, la paralysie du pouvoir est devenue totale avec les grèves des fonctionnaires orchestrées par les proches du Président Abass. Le refus d’une grande partie des forces de sécurité, fidèles du Fatah, de se mettre sous les ordres du nouveau gouvernement, comme dans n’importe quelle démocratie, a fini par installer un chaos généralisé dans les territoires.

Evidemment, vu d’ici, nos gouvernements, suivis par des médias obéissants, ne voient qu’un seul responsable : Le HAMAS. Son crime : soutenir le terrorisme et refuser de reconnaître Israël. On oublie vite que dès que le HAMAS avait pris le pouvoir, il a décrété une trêve d’attentats et d’attaques contre Israël. Cette trêve fut bien respectée ce qui montre la capacité du HAMAS à contrôler ses troupes, ce que le Fatah a été incapable de faire pendant les dix ans qu’il a passé au pouvoir. Son bras armé, les brigades des Martyrs d’Al Aqsa, a toujours continué ses opérations contre Israël.

La trêve du HAMAS n’a été rompue que suite à des attaques répétées, dont des assassinats de dirigeants, perpétrées par les forces d’occupation israéliennes.

Le second reproche qu’on fait au HAMAS est de refuser de reconnaître Israël. Ben, voyons. S’est-on demandé, au moins, un jour si Israël, c’est quand même elle qui occupe les territoires et non l’inverse, reconnaît la Palestine et dans quelle frontière ?

Khaled Meshaal, le dirigeant du HAMAS vient de reconnaître que son mouvement accepte d’établir un état palestinien sur les frontières nternationales de 1967 (Voir interview). Mais avant lui, son gouvernement avait déjà accepté, sur la base du document de l’entente nationale élaboré par les prisonniers palestiniens, un état palestinien avec comme frontière la ligne verte et comme capitale Jérusalem-Est. Mais les dirigeants du HAMAS demandent en échange une reconnaissance d’Israël de cet État. Le Cheikh Yassine, avant qu’il ne soit assassiné par les israéliens l’avait déjà dit et répété : « La seule arme qui nous reste, c’est celle de la reconnaissance réciproque. Nous ne pouvons accepter l’état d’Israël, sans que nous sachions où se terminent ses frontières ». C’est la raison principale qu’invoquait son mouvement pour refuser de participer à l’OLP.

Et c’est là le principal problème de toute négociation avec Israël. Cet État reste le seul dans le monde à n’avoir jamais défini ses frontières. Or personne ne demande à Israël de dire sur quelles frontières s’arrête sa souveraineté. Dans les écoles israéliennes, les petits israéliens apprennent la géographie de la région, où ils vivent, avec des cartes où on n’aperçoit aucun début d’un futur pays qui ressemblerait à la Palestine.

L’étude du Dr Nurit Peled-Elhanan, de l’Université hébraïque de Jérusalem, portant sur six manuels édités après les accords d’Oslo, montrent que ces manuels occultent totalement l’existence de la ligne verte, ainsi que celle des villes et villages palestiniens que ce soit en Israël ou dans les territoires occupés qu’ils continuent à appeler « Judée et Samarie ».Voici un exemple de carte que l’écolier israélien utilise pour apprendre sa géographie :

Dernièrement, la ministre israélienne de l’Education avait demandé que la « ligne verte », qui marque les frontières d’Israël d’avant juin 1967, soit bien mentionnée dans les manuels scolaires. Réponse négative du gouvernement israélien, qui joint la parole aux actes en continuant à construire le mur de séparation à l’intérieur des terres, comme le prouve cette carte. (voyez où se situe la ligne verte et le mur est en noir... on ne peut pas dire qu’ils aient fait dans la dentelle)

Bref, pendant qu’on continue ici à nous berner en nous expliquant que le HAMAS est le principal obstacle à la paix au Proche-orient, Israël continue à poursuivre son projet expansionniste et colonial avec la certitude des affranchis qui ne rendent compte à personne.


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