Le site de Sindibad http://sindibad.fr/ fr SPIP - www.spip.net Le site de Sindibad http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L144xH93/siteon0-9d8dd.jpg http://sindibad.fr/ 93 144 Egypte : guerre non-déclarée pour abattre l'opposition radicale http://sindibad.fr/spip.php?article307 http://sindibad.fr/spip.php?article307 2011-12-18T03:30:27Z text/html fr Trois semaines après avoir entamé un sit-in à l'entrée du bâtiment du Cabinet au centre du Caire, les manifestants égyptiens ont fait face vendredi à une répression militaire brutale où l'armée a utilisé des tirs à balles réelles, des armes électriques (Taser) et des bâtons, tandis que des cocktails Molotov et des pierres étaient jetés sur les manifestants depuis les toits de la rue Qasr al-Aini. Egypte : guerre non-déclarée pour abattre l'opposition radicale dimanche 18 décembre 2011 - Serene Assir - Al (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton307-fe775.jpg" alt="" align="right" width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Trois semaines après avoir entamé un sit-in à l'entrée du bâtiment du Cabinet au centre du Caire, les manifestants égyptiens ont fait face vendredi à une répression militaire brutale où l'armée a utilisé des tirs à balles réelles, des armes électriques (Taser) et des bâtons, tandis que des cocktails Molotov et des pierres étaient jetés sur les manifestants depuis les toits de la rue Qasr al-Aini.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Egypte : guerre non-déclarée pour abattre l'opposition radicale</p> <p>dimanche 18 décembre 2011 - Serene Assir - Al Akhbar</p> <p>La répression menée par la police et l'armée égyptienne a fait 10 morts et des centaines de blessés parmi les manifestants, en l'espace de quelques jours.</p> <p>Trois semaines après avoir entamé un sit-in à l'entrée du bâtiment du Cabinet au centre du Caire, les manifestants égyptiens ont fait face vendredi à une répression militaire brutale où l'armée a utilisé des tirs à balles réelles, des armes électriques (Taser) et des bâtons, tandis que des cocktails Molotov et des pierres étaient jetés sur les manifestants depuis les toits de la rue Qasr al-Aini.</p> <p>Au moins trois personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé. « Le bilan des morts pourrait être plus élevé, car l'utilisation de balles réelles se poursuit au moment où nous parlons », a déclaré un médecin sur le terrain, Melad Atef. Plusieurs centaines de personnes auraient été blessées.</p> <p>Le Conseil suprême des Forces armées (SCAF) a publié une déclaration niant l'utilisation de balles réelles contre les manifestants. La déclaration a également dit que les gens en Egypte ont le droit de manifester pacifiquement. Dans une interview à la télévision d'Etat égyptienne, le directeur général de la sécurité au Caire, le général Mohsen Mourad, a fait porter la responsabilité de la poursuite de la violence sur les manifestants.</p> <p>La dernière mise à jour de la page Facebook d'un des tués, Alaa Abdel Hadi, a fait des vagues dans les milieux de militantisme en ligne. « Je vais sortir pour voir ce qu'il se passe », écrit-il. " « Que Dieu nous protège. » Il n'est jamais revenu.</p> <p>En attendant, des centaines de manifestants ont été blessés, avec une forte majorité de blessures à la tête, aux jambes et dans le dos. Le Ministère égyptien de la Santé a parlé de 257 blessés. Les appels à se rendre au centre-ville du Caire pour d'autres volontaires médicaux ont continué toute la soirée, tandis que le nombre de blessés continuait augmenter.</p> <p>Alors que la police militaire avait été impliquée dans un grand nombre d'affrontements avec les manifestants, vendredi était l'une des premières descentes répressives exécutées directement par les forces armées égyptiennes.</p> <p>« Nous ne savons pas exactement pourquoi l'armée a utilisé une force si excessive contre les manifestants », a déclaré l'avocat des droits humains Ahmed Seif Al-Islam, le père du blogueur Alaa Abdel Fattah. Les deux filles de Seif al-Islam, Mona et Sanaa, ont été tabassées vendredi par l'armée, dit-il, mais le soir elles étaient en sécurité chez elle.</p> <p>« Il se peut que l'armée veuille pousser à bout les manifestants qui expriment leur opposition au régime militaire, tout en faisant son maximum pour tourner la population contre le mouvement de protestation », a déclaré Seif al-Islam. « Sinon, il n'y a vraiment aucune explication à l'extrême brutalité que nous avons vue vendredi. »</p> <p>Qasr al-Aini, une des rues principales du Caire à proximité de la place Tahrir, a été bouclée vendredi matin, avant que les militaires ne tendent une embuscade aux deux extrémités de la rue latérale au bâtiment du Cabinet. Tandis que des pierres auraient été jetées dans le sit-in sur cette rue depuis les toits, la police a limité la circulation le long de la voie principale. « Les jeunes ont mis le feu à Tahrir », a affirmé un policier en faction à l'entrée de la rue Qasr al-Aini. « Ils ont commencé la violence », disait-il aux passants.</p> <p>De même, selon le site web de nouvelles Bikya Masr, la télévision d'Etat a publié des communiqués affirmant que les « les hommes sur le bâtiment du Cabinet ne sont pas des services de sécurité, mais des manifestants qui tentent d'attaquer les militaires et les policiers » protégeant le cabinet. En réalité, les personnes blessées étaient des civils que l'on envoyait rapidement par moto vers des cliniques installées sur des terrains de fortune par des bénévoles.</p> <p>Beaucoup des blessés avaient des blessures à la tête causées par des pierres lancées depuis les toits, dont des tout jeunes manifestants qui saignaient abondamment. La plupart de ceux qui jetaient des pierres sur la foule portaient des vêtements civils, mais les images publiées en ligne par les militants en fin de journée permettaient de voir quelques uniformes de l'armée parmi eux.</p> <p>La violence se poursuit</p> <p>La violence observée dans la rue Qasr al-Aini vendredi « devrait se poursuivre », a déclaré Ahmed Ezzat, le coordinateur des comités populaires pour la défense de la Révolution. « L'utilisation continue des balles réelles est particulièrement préoccupante. Nous n'imaginons pas laisser la place face à la répression, à moins que l'utilisation de balles réelles ne s'arrête », a déclaré Ezzat.</p> <p>Le sit-in devant le Cabinet a comme objectif d'exiger que le Conseil suprême des Forces armées (SCAF) cède immédiatement le pouvoir à un gouvernement civil. Le lieu du sit-in a été repris vendredi par l'armée, et les tentes des manifestants auraient été incendiées. « J'ai été impliqué dans de nombreux affrontements avec les forces de sécurité », a déclaré Ahmed Fathi, âgé de 22 ans. « Nous ne voulons pas la violence. Mais si nous sommes attaqués, nous devons nous défendre, même si c'est juste avec des pierres. Chaque fois que le SCAF utilise la violence contre nous, il perd des points. »</p> <p>Mais le centre-ville du Caire est relativement isolée ces dernières semaines et « il n'y a aucune couverture crédible dans la presse égyptienne, nous avons besoin de nous défendre et nous sommes même prêts à mourir », a déclaré Fathi. « Ce type de violence montre aux gens ce que le régime militaire est prêt à faire. »</p> <p>Fathi a subi des blessures à la jambe, il et pensait qu'il avait besoin d'une radiographie pour son avant-bras enflé. « Mais je ne veux pas partir. Je veux rester aussi longtemps que je peux et soutenir mes amis. »</p> <p>Ce n'étaient pas seulement les militants politiques et tous ceux qui demandent que le SCAF passe la main à un pouvoir à un régime civil qui se sentaient solidaires des manifestants. A proximité de la Mosquée Omar Makram, Kamel Sayid, un salarié, disait qu'il était difficile pour lui de constater comment la place Tahrir a de nouveau été transformée en un lieu de violence.</p> <p>« Ces gens, tout ce qu'ils font, c'est défendre leur droit à une vie meilleure », a déclaré Sayid. Il expliquait que, 10 mois après la révolution du 25 janvier, peu de chose avait changé positivement dans sa vie.</p> <p>« Je gagne 300 livres égyptiennes (50 dollars US) par mois. Pensez-vous que c'est suffisant pour vivre ? » demande-t-il. Sayid n'a pas critiqué les manifestants pour les malheurs économiques actuels en Egypte, mais les autorités. « Si seulement le régime avait donné aux manifestants ce qu'ils veulent, les choses iraient mieux. Nous avons tous le droit de vivre heureux, et pas seulement les riches. »</p></div> Les images de la barbarie de l'armée égyptienne http://sindibad.fr/spip.php?article306 http://sindibad.fr/spip.php?article306 2011-12-18T01:32:34Z text/html fr Sindibad <p>Des images qui n'ont pas besoin de commentaires.</p> <p>A ceux qui défendent les militaires</p> <p>Aux absents qui pensent que l'armée et le peuple n'ont font qu'un</p> <p>A Kamal Al Janzouri (1er ministre) :</p> <p>Est-il vrai que tu disais que c'est la plus belle armée de la terre ?</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton306-dab4c.jpg" alt="" align="right" width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Des images qui n'ont pas besoin de commentaires.</p> <p>A ceux qui défendent les militaires</p> <p>Aux absents qui pensent que l'armée et le peuple n'ont font qu'un</p> <p>A Kamal Al Janzouri (1er ministre) :</p> <p>Est-il vrai que tu disais que c'est la plus belle armée de la terre ?</p> <p><a href='http://www.youtube.com/verify_controversy?next_url=/watch%3Ffeature%3Dplayer_embedded%26v%3D4iboFV-yeTE' class='spip_out' rel='nofollow'>http://www.youtube.com/verify_contr...</a></p></div> Ramallah Dream http://sindibad.fr/spip.php?article305 http://sindibad.fr/spip.php?article305 2011-11-27T10:24:00Z text/html fr <p>Le meilleur et le plus précis des livres sur la Palestine d'aujourd'hui, ou ce qui en reste !</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique11" rel="directory">La bibliothèque de Sindibad</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L91xH150/arton305-e20e9.png" alt="" align="right" width='91' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:91px;' /> <div class='rss_texte'><p>Ramallah Dream</p> <p>Par Jacques-Marie Bourget</p> <p>Une plongée dans le quotidien des territoires palestiniens. De Ramallah la subversive à Gaza la (plus) enfermée. Avec en guide, la plume de Benjamin Barthe. Le ton juste.</p> <p>Ramallah Dream en dépit de son titre anglo-saxon, est un livre écrit en français. Et même en très bon, ce qui devient très rare dans les librairies. Le rythme est celui d'un taxi déglingué, qui se faufile au klaxon entre des ruelles de pierres blanches, pressé d'arriver alors qu'il a toute la vie pour aller nulle part. L'œil de l'auteur, Benjamin Barthe, est le regard juste, qui convient en Palestine où plus qu'ailleurs l'humour est la politesse du désespoir.</p> <p>Enfin le sérieux, l'analyse profonde et rigoureuse, même si elle est douloureuse, sont aussi au rendez-vous du livre. Je ne me souviens pas, à propos de ce dramatique lopin du monde, de la publication d'un ouvrage aussi sensible et précis. Aussi saisissant. Pas vu à la télé</p> <p>Rassurez-vous, Barthe ne sera pas invité à la télé pour expliquer au peuple cathodique l'injustice faite aux Palestiniens. Dans « nos » journaux de 20 heures, sans âmes même pas vagues, les grandes douleurs savent rester muettes. Coup de chance, pour 19 euros, en achetant « Ramallah Dream », vous apprenez ce qu'est aujourd'hui la Palestine tout en évitant un face à face avec Laurence Ferrari ou Pujadas. Ce qui n'a pas de prix. Et Le Monde, journal auquel l'auteur « appartient », n'a livré que quelques banalités de ce trésor journalistique.</p> <p>An début du livre, Barthe nous décrit l'explosion (pour une fois économique), de la Cisjordanie, celle des « Territoires » illégalement occupés par Israël. Une progression économique de plus de 7% par an, les hôtels neufs (et vides) qui poussent en attendant leurs clients tels Godot, des bistrots, des restos, des boîtes de nuit pleines de filles sans complexes et sans voiles. Un paradis poussé dans un enfer et pensé par Kafka. Imaginez le luxe et la mesure du rêve : l'Autorité palestinienne a acheté les logiciels dernier cri pour contrôler le passage des marchandises aux frontières… Alors que, justement, l'injustice et la grande blessure de ce peuple, est de ne pas en avoir…</p> <p>Nous sommes là au cœur des prodigieux films d'Elia Suleiman, le Kaurismaki de Palestine, où l'on peut voir un homme, en plan fixe de deux minutes, regarder une cocotte minute qui pourrait bien exploser. Avec Barthe on comprend cette population schizophrène qui oublie sa douleur et l'abandon du reste du monde, pour faire semblant de croire que la vraie vie est de posséder un I-phone et de manger des T-bones dans des restaurants où l'on joue du Lady Gaga. Espoir, mot interdit en Palestine</p> <p>De l'autre côté, l'autre face, est celle de Gaza toujours décrite par la presse qui n'y met pas les pieds comme la bande à part, l'état hors du monde où des hommes ont été assez fous pour voter pour les fous de Dieu. Gaza, colonie du Hezbollah et de l'Iran et maillon capital dans « l'axe du mal ». Barthe, qui ne me semble pas être un adhérent à jour de carte dans la Confrérie des Frères Musulmans, décrit, face au tourbillon « américain » qui emporte Ramallah, un Gaza solide dans sa précarité, organisé autour d'un objectif qui reste en tête, la la fin de l'occupation, de l'enserrement israélien. Une terre, certes sous le poids d'une tyrannie religieuse, mais pratiquant l'égalité et le partage du peu qu'on a, plutôt que les rêves de traders.</p> <p>Mais je m'égare, au fond, Benjamin Barthe ne fait pas de Gaza un anti-Ramallah, une terre qui resterait fidèle au rêve de la libération, tandis que Ramallah succomberait aux chimères de la normalisation. Ce n'est pas aussi simple. A sa façon, le Hamas est, usure de l'exercice solitaire de la gouvernance, en train de tomber lui aussi dans un piège. Le même que celui dans lequel le duo Fayad-Abbas a déjà sombré : s'accrocher au pouvoir pour le pouvoir, se gargariser de gouvernance tandis qu'en coulisses, certains se remplissent les poches.</p> <p>Avec Barthe les personnages clé sont cités, décrits, cernés, comme les données économiques et les oukases de l'occupant israéliens qui font que, tant que le monde restera tel qu'il est, le mot espoir sera interdit en Palestine.</p> <p>Ramallah Dream. Benjamin Barthe. La Découverte. 271 pages. 19 euros.</p></div> BHL vous dit qu'ils sont exemplaires ces révolutionnaires ! http://sindibad.fr/spip.php?article304 http://sindibad.fr/spip.php?article304 2011-11-02T11:53:46Z text/html fr Sindibad <p>Des images insoutenables où l'on découvre que Kadhafi a subi pendant son lynchage des violences sexuelles de la part des « révolutionnaires » libyens.</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH83/arton304-3247f.jpg" alt="" align="right" width='150' height='83' class='spip_logos' style='height:83px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Des images inédites de lynchage de Kadhafi par les « démocrates » Libyens, nouveaux copains de BHL et de Sarkozy. Des images plus que choquantes où l'on découvre que Kadhafi a subi pendant son lynchage <a href='http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=AUBeoL17Nto' class='spip_out'>des violences sexuelles de la part des « révolutionnaires » libyens.</a> Une révolution exemplaire nous assure BHL.</p> <p>Autres images à regarder <a href='http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vfA3gtRITmc#!' class='spip_out'>ici.</a></p> <p>Ou <a href='http://www.youtube.com/watch?v=cnOjshl-CyU&feature=related' class='spip_out'>là</a>. (Le piétinement de Kadhafi par les "nouveaux démocrates"). Pas besoin de commentaires. Âmes sensibles, ne cliquez pas</p></div> "Charlie Minute Hebdo" devient "Charia Hebdo" ! http://sindibad.fr/spip.php?article303 http://sindibad.fr/spip.php?article303 2011-11-01T04:07:43Z text/html fr Sindibad Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton303-d1204.jpg" alt="" align="right" width='150' height='103' class='spip_logos' style='height:103px;width:150px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence pour ne pas donner davantage de publicité à ce torchon nauséabond en l'attaquant devant la justice. Le mépris est la seule réponse à adresser aux bobos gâteux de Charlie Hebdo.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La dernière provocation antimusulmane de Charlie !</p> <p>"Charlie Minute Hebdo" devient "Charia Hebdo"</p> <p>Derrière le rire, se cache la haine</p> <p><span class='spip_document_186 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:295px;'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L295xH384/jpg_Charlie-Hebdo-b4e10.jpg' width='295' height='384' alt="" style='height:384px;width:295px;' /></span>« Afin de fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT que la charia serait la principale source de législation de la Libye, Charlie Hebdo a proposé à Mahomet d'être le rédacteur en chef exceptionnel de son prochain numéro », a précisé le journal lundi dans un communiqué. « Le prophète de l'islam ne s'est pas fait prier pour accepter et nous l'en remercions ».</p> <p>Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence pour ne pas donner davantage de publicité à ce torchon nauséabond en l'attaquant devant la justice. Le mépris est la seule réponse à adresser aux bobos gâteux de Charlie Hebdo.</p> <p>Charlie Hebdo est à l'image de la France : mesquin face aux révolutions arabes. C'est tout de même curieux que Charlie Hebdo ne fasse pas sa une sur l'action de Sarkozy en Libye qui a permis l'arrivée au pouvoir des islamistes purs et durs et dont certains sont même liés aux groupes qui détiennent des otages Français au Mali.</p> <p>300 millions d'euros, des milliers de victimes civiles et un pays ravagé par les bombes de l'OTAN payés par le contribuable, pour proclamer que la Charia sera la base de la législation en Libye. Non, ceci ne choque pas vraiment les copains de Clara et de BHL, ce qui les émeut le plus c'est qu'un peuple arabe et musulman fasse sa révolution pacifique de la façon la plus exemplaire sans bombes ni avions de Sarkozy. En réalité, ce qui choque Charlie Hebdo c'est l'insolence de l'arabo-musulman. Un peuple à qui on essaye de donner des leçons de démocratie depuis des années et puis quand il se met à voter librement pour le candidat de son choix, on se moque de lui par ce qu'il n'a pas voté pour le candidat de notre choix.</p> <p>Franchement, quelle impudence ces arabes, ils mériteraient quelques milliers de bombes sur la tête pour qu'ils apprennent mieux ce qu'est la vraie démocratie !!</p> <p> <a href='http://sindibad.fr/spip.php?article95' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article95</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article287' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article287</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article9' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article9</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article5' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article5</a></p></div> Yoram Kaniuk : premier Israélien reconnu « sans religion » http://sindibad.fr/spip.php?article302 http://sindibad.fr/spip.php?article302 2011-10-23T07:35:07Z text/html fr <p>Beaucoup ignore qu'Israël qui prétend être un modèle de démocratie oblige ses citoyens à indiquer sur leurs cartes d'identité la nature de leur religion. L'écrivain Israélien Yoram Kaniuk vient d'obtenir du tribunal de Tel Aviv d'être inscrit sur les registres d'état civil de son pays comme « sans religion » et non plus comme appartenant à la « religion juive », rapporte le quotidien israélien Haaretz dimanche dernier.</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L101xH150/arton302-3c778.jpg" alt="" align="right" width='101' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:101px;' /> <div class='rss_texte'><p>Yoram Kaniuk : premier Israélien reconnu « sans religion »</p> <p>Beaucoup ignore qu'Israël qui prétend être un modèle de démocratie oblige ses citoyens à indiquer sur leurs cartes d'identité la nature de leur religion. L'écrivain Israélien Yoram Kaniuk vient d'obtenir du tribunal de Tel Aviv d'être inscrit sur les registres d'état civil de son pays comme « sans religion » et non plus comme appartenant à la « religion juive », rapporte le quotidien israélien Haaretz dimanche dernier.</p> <p><span class='spip_document_185 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L390xH310/jpg_1_1092589_1_34-2abc3.jpg' width='390' height='310' alt="" style='height:310px;width:390px;' /></span></p> <p>« C'est une décision d'importance historique » a déclaré l'écrivain âgé de 81 ans au quotidien. Pour cet écrivain israélien, cette obligation d'indiquer sa religion sur sa pièce d'identité contribue à encourager le racisme notamment anti-arabe et anti-musulman. Kaniuk déclare aussi que cette pratique corrompt la vie des juifs, nourrit le colonialisme et l'occupation de la Palestine en Israël, et rendrait toute paix impossible.</p> <p>L'auteur, récompensé par de nombreuses distinctions littéraires, avait auparavant fait cette requête avec insistance auprès du ministère de l'intérieur, avant de faire appel en mai, puisqu'il affirmait refuser d'appartenir « à ce qu'on appelle la religion juive en Israël », la comparant avec l'islam de l'Iran.</p> <p>Le juge Gideon Ginat a rendu sa décision en expliquant que « la liberté de religion est une liberté dérivée du droit à la dignité humaine ». Le tribunal a par ailleurs indiqué que tout citoyen israélien peut se définir comme « libre de religion », alors que la religion fait d'habitude office de nationalité sur les registres d'état civil du pays.</p> <p>Depuis plusieurs années, des intellectuels laïcs Israéliens, notamment l'association « Je suis Israélien », demandent à ce que la mention « Israélien » figure sur ces registres à la place de la religion.</p></div> Il y a cinquante ans, un crime d'État à Paris http://sindibad.fr/spip.php?article301 http://sindibad.fr/spip.php?article301 2011-10-16T22:35:29Z text/html fr Il y a cinquante ans, un crime d'État à Paris par Olivier Le Cour Grandmaison - publié le lundi 17 octobre 2011 Contexte général 1961, c'est l'année noire pour les « FMA », les « Français Musulmans d'Algérie » résidant en France. Sous la férule du Préfet de police de Paris Maurice Papon, avec l'aval de sa hiérarchie, se multiplient les violences policières, puis les exactions. L'équation est simple : tout Algérien est potentiellement un terroriste. Les terroristes doivent être éliminés. D'avril à octobre 61 (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton301-cda1a.jpg" alt="" align="right" width='150' height='75' class='spip_logos' style='height:75px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Il y a cinquante ans, un crime d'État à Paris</p> <p>par Olivier Le Cour Grandmaison - publié le lundi 17 octobre 2011</p> <p>Contexte général</p> <p><span class='spip_document_184 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:213px;'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L213xH300/jpg_arton1472-213x300-4d973.jpg' width='213' height='300' alt="" style='height:300px;width:213px;' /></span>1961, c'est l'année noire pour les « FMA », les « Français Musulmans d'Algérie » résidant en France. Sous la férule du Préfet de police de Paris Maurice Papon, avec l'aval de sa hiérarchie, se multiplient les violences policières, puis les exactions. L'équation est simple : tout Algérien est potentiellement un terroriste. Les terroristes doivent être éliminés. D'avril à octobre 61 les « ratonnades » s'intensifient jusqu'à ce mardi d'octobre....</p> <p>17 octobre 1961. En début de soirée, environ 30 000 Algériennes et Algériens, répondant à l'appel du Front de Libération National (FLN), manifestent pacifiquement en banlieue et dans la capitale pour protester contre le couvre-feu raciste imposé par Maurice Papon. Depuis le 5 octobre, les autorités françaises interdisent en effet aux seuls « Français musulmans d'Algérie » de « circuler la nuit dans les rues » entre 20h30 et 5h30, d'utiliser des voitures et de paraître en « petits groupes ». À cela s'ajoute la fermeture obligatoire, à partir de 19h30, des « débits de boissons tenus et fréquentés par des FMA. » Au nom de l'urgence liée aux activités du FLN en métropole, notamment, la raison d'État l'emportait sur des principes réputés essentiels et rappelés de façon solennelle par l'article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 ainsi rédigée : « La France […] assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »</p> <p>Du droit de circuler librement pour les « indigènes »</p> <p>Ces atteintes à la libre circulation ne sont pas nouvelles ; elles furent appliquées sous différentes formes pendant des décennies par trois Républiques successives. En ces matières, il se confirme que l'exception et les discriminations demeurèrent longtemps les règles puisque toutes deux furent au fondement de nombreuses dispositions qui ne visaient que les « Arabes » des départements français d'Algérie cependant que la liberté d'aller et de venir, fort rarement accordée, fut l'exception. La singularité de cette situation nous éclaire sur la nature de cette dernière liberté, qui, relativement aux « indigènes », ne fut jamais conçue comme une véritable prérogative, moins encore comme un droit fondamental, mais comme une simple tolérance toujours susceptible d'être restreinte pour des motifs variés.</p> <p>Ainsi fut fait, de nouveau, après le déclenchement de la guerre, le 1er novembre 1954, qu'on appelait pudiquement des « événements ». Pour venir en métropole, les « FMA » doivent désormais fournir une « autorisation de voyage », délivrée par les autorités coloniales, et une carte d'identité. Quatre ans plus tard, des « mesures de transfèrement » fondées sur « l'ordonnance n° 58-916 du 7 octobre 1958 relative à l'assignation à résidence […] permettent au ministre de l'Intérieur de prendre à l'encontre des FMA des arrêtés les astreignant à résider en Algérie. » Entre le 11 septembre 1961 et le 7 mars 1962, c'est sur ce fondement que 5 887 personnes furent renvoyées dans leur « douar d'origine », selon la formule consacrée, et contraintes d'y rester. Ainsi se précisent les origines des mesures encore plus restrictives décidées par Maurice Papon le 5 octobre 1961, avec le soutien de son autorité de tutelle, le ministre de l'Intérieur Roger Frey, et du gouvernement que dirige alors Michel Debré.</p> <p>Chasse à l'homme</p> <p>Dans la nuit du 17 octobre, les forces de police, agissant sous les ordres du préfet Papon, se livrent à une véritable chasse à l'homme : plus de 14 000 manifestants sont arrêtés – presque un sur deux -, frappés souvent et détenus parfois pendant plusieurs jours. En français, n'en déplaise à ceux qui ont longtemps usé ou usent encore d'un langage délicatement euphémisé dès qu'il s'agit d'atténuer les exactions commises par l'État français à cette période, de telles actions portent un nom précis : rafles. Par leur ampleur et les moyens matériels et humains mobilisés pour les mener à bien, ces rafles, soigneusement préparées et qui s'étendent sur plusieurs jours, sont sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Décidées à tout faire pour interdire une démonstration de force des Algériens à Paris et en banlieue, les autorités politiques et policières déploient un imposant dispositif répressif, réquisitionnent plusieurs lieux dont elles savent avoir besoin pour parvenir à leurs fins, sans oublier les bus de la RATP dans lesquels les manifestants sont entassés et battus avant d'être rassemblés dans différents centres de détention de la capitale et de la région parisienne. Cela rappelle quelques souvenirs…</p> <p>« Pour un coup reçu, nous en porterons dix »</p> <p>Sans précédent aussi, le nombre de personnes assassinées à Paris au cours de ces journées d'octobre puisque les forces de l'ordre commettent un véritable massacre ; au vrai le plus important de l'après-guerre perpétré à l'encontre de civils puisque le nombre de victimes s'élève à plusieurs centaines, selon Jean-Luc Einaudi à qui l'on doit d'avoir exhumé des archives les faits dans un livre qui fait date, La Bataille de Paris, 17 octobre 61 (Seuil). Aucune, par contre, du côté des forces de l'ordre qui n'essuient pas un seul coup de feu contrairement aux rumeurs forgées et colportées par la police pour justifier les exécutions sommaires au moment où elles se déroulent. Des Algériens sont tués par balles, d'autres froidement assassinés dans la cour de la préfecture de police de Paris, certains jetés vivants dans la Seine ou encore frappés à mort après leur arrestation et leur transfert au palais des Sports, au parc des Expositions et au stade Coubertin devenus, pour l'occasion, autant de lieux de détention. Là, dans des conditions effroyables, des milliers de « FMA » sont parqués, battus, longtemps laissés sans nourriture et sans soin au milieu de leurs excréments. Quoi qu'ils fassent, les policiers se savent couverts par le préfet qui, peu de temps auparavant, leur avait tenu ce langage : « Pour un coup reçu, nous en porterons dix. »</p> <p>Des méthodes éprouvées pendant la guerre d'Algérie</p> <p>De telles méthodes ne sont pas inédites. Elles relèvent d'une terreur d'État appliquée depuis longtemps en Algérie, réactivée à la suite du déclenchement de la guerre le 1er novembre 1954 puis importée en métropole où la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires sont monnaie courante. En ces matières, les deux ouvrages de Paulette Péju, Les Harkis à Paris et Ratonnades à Paris (La Découverte) apportent des témoignages circonstanciés et des preuves nombreuses et concordantes. Tous révèlent ceci : ce qui a été perpétré dans la capitale ressortit à un plan concerté, organisé et mis en œuvre par les plus hautes autorités politiques et policières de la Vème République. On découvre ainsi que des hôtels, des cafés et des restaurants de Paris furent transformés en centres, plus ou moins clandestins, de séquestration et de torture, comme ce Q.G. des harkis, rue de la Goutte-d'Or.</p> <p>Des balles contre des slogans</p> <p>De plus, dans une note du 5 septembre 1961, adressée au Directeur du service de coordination des affaires algériennes et au Directeur général de la police municipale de Paris, Maurice Papon donne les instructions suivantes : « Les membres des groupes de choc [du FLN] surpris en flagrant crime devront être abattus sur place par les forces de l'ordre. » En ces circonstances, donc, pas de prisonniers. Il s'agit là d'une violation manifeste et grave des règles élémentaires applicables aux ennemis engagés dans un conflit conventionnel. Pour de nombreux responsables politiques et fonctionnaires de police, l'Algérien, c'est donc « le raton », « le bicot », « le fel », celui qui peut être arrêté, torturé et exécuté sommairement sans que cela soit perçu comme un crime, même lorsqu'il manifeste pacifiquement.</p> <p>Le 17 octobre, non pas une bavure, mais un massacre planifié</p> <p>Contrairement à des représentations tenaces et convenues, la guerre d'Algérie n'est pas menée seulement sur le territoire de cette colonie. Elle se déroule aussi en métropole où les autorités policières, avec l'aval du pouvoir politique, ont recours à des pratiques couramment mises en œuvre outre-Méditerranée. Cette continuité des pratiques est parfois servie par la continuité des hommes en poste, ceci permettant de mieux comprendre cela. Avant d'être nommé préfet de police dans la capitale, Maurice Papon avait été, à partir de mai 1956, inspecteur général de l'administration en mission extraordinaire à Constantine. Sa mission : appliquer la politique des « pouvoirs spéciaux. » Lorsqu'il revient en France deux ans plus tard, pour exercer les responsabilités que l'on sait et combattre le FLN dans la région parisienne, il s'appuie sur des militaires qui, rompus à la guerre contre-révolutionnaire, ont été ses collaborateurs en Algérie. Ce contexte et ces quelques éléments permettent de comprendre que les massacres d'octobre 1961 ne sont pas une « bavure » imputable à une minorité de policiers dont les débordements seraient uniquement liés aux circonstances et aux passions de l'époque. À raisonner de la sorte, on occulte ceci : le régime imposé aux « Français musulmans d'Algérie » présents en métropole n'est pas celui la République mais celui d'un état de guerre et de police qui n'est plus assujetti à aucune autre règle que celle de la terreur mise en œuvre pour réduire ceux qui sont identifiés comme des « rebelles » et des « terroristes. »</p> <p>Pour une reconnaissance du 17 comme crime contre l'humanité</p> <p>Grâce aux nombreux travaux réalisés depuis plusieurs années par des chercheurs et des historiens français et étrangers, ces massacres sont aujourd'hui connus. Ils doivent être maintenus reconnus par les plus hautes autorités de ce pays, et par les femmes et les hommes qui affirment incarner une possible alternance à la politique de l'étouffoir. Responsable et coupable, l'État doit en effet réparation à celles et ceux qui ont été assassinés, et à leurs descendants.</p> <p>Cela passe, entre autres, par la reconnaissance qu'un crime contre l'humanité a bien été perpétré en ces journées d'octobre 1961, puisque le Nouveau Code pénal prévoit, au chapitre II, art. 212-1, que sont considérés comme des crimes contre l'humanité « la déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d'exécutions sommaires, d'enlèvement de personnes suivies de leur disparition, torture ou actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisées en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'une population civile. » En raison de leur gravité, ces crimes sont donc imprescriptibles.</p> <p>Olivier Le Cour Grandmaison</p> <p>L'auteur a publié notamment : Le 17 octobre 1961, un crime d'État à Paris (La Dispute, 2001. Ouvrage collectif sous sa direction) ; Coloniser Exterminer (Fayard, 2005) ; La République impériale (Fayard, 2009) ; De l'indigénat (La Découverte/Zones, 2010).</p></div> Etre ou ne pas être « otage français »… http://sindibad.fr/spip.php?article300 http://sindibad.fr/spip.php?article300 2011-10-16T10:35:38Z text/html fr <p>Résumons donc les faits : d'un côté, un militaire franco-israélien considéré comme otage français et non prisonnier de guerre. De l'autre, un civil franco-palestinien arbitrairement condamné par l'appareil militaire israélien et dont la France ne réclame nullement la libération. La famille Hamouri n'a jamais vu une affiche à l'effigie de son fils sur la devanture de la mairie du XVIe arrondissement à Paris et n'a jamais eu droit non plus non plus au soutien infaillible des plus hauts responsables de la classe politique française .</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L97xH150/arton300-9d76f.png" alt="" align="right" width='97' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:97px;' /> <div class='rss_texte'><p>Etre ou ne pas être « otage français »…</p> <p>Par Shajar Al-Durr, pour l'Agence Média Palestine</p> <p>Vous l'avez sans doute remarqué si vous écoutez RFI (Radio France Internationale) : la chaîne n'a de cesse de rappeler au souvenir de ses auditeurs, à chaque journal, les « neuf otages français détenus à travers le monde ». Une initiative louable qui doit sans doute, ne serait-ce qu'en partie, au témoignage et à la reconnaissance des deux journalistes français ex-otages en Afghanistan Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Ces derniers ont en effet souligné le soutien moral que ces rappels leur apportaient durant leur période de détention, RFI étant quasiment le seul lien qu'ils avaient avec le monde extérieur. Un hommage dont la chaîne peut tirer une fierté légitime.</p> <p>Seulement, voilà qu'aux yeux de la rédaction de la chaîne, tous les otages français ne se valent visiblement pas. Ainsi, à chaque rappel, les neuf individus dont il est question sont répartis entre le Sahel, la Somalie, le Yémen et la bande de Gaza (recensement adopté également par le site Otages du Monde . Bien que les journalistes ne citent pas de nom, on devine bien qu'il s'agit pour ce dernier cas de Gilad Shalit, soldat franco-israélien qui a été enlevé par un commando palestinien le 25 juin 2006 et qui est depuis détenu dans la bande de Gaza. On est d'abord en droit de se demander par quel glissement de sens un militaire enlevé pendant le service dans un pays qui est officiellement –et ce depuis sa création- en état de guerre devient un « otage » et non un prisonnier de guerre.</p> <p>Et puis, sitôt ce premier constat établi, une autre question, plus essentielle, surgit : quid de Salah Hamouri ? Pourquoi ne figure-t-il pas dans la liste des neuf otages cités par RFI ? Le jeune homme de 26 ans est en effet injustement détenu en Israël depuis 2005 pour « avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef » au motif qu'il était passé en voiture devant la maison de ce dernier et pour « appartenance au Front populaire de libération de la Palestine ». Il purge actuellement une peine de sept ans prononcée par le tribunal militaire israélien. Cette arrestation n'est pas la première dont est victime Salah Hamouri, sans parler de ses conditions de détention (cellule d'isolement, etc).</p> <p>Résumons donc les faits : d'un côté, un militaire franco-israélien considéré comme otage français et non prisonnier de guerre. De l'autre, un civil franco-palestinien arbitrairement condamné par l'appareil militaire israélien et dont la France ne réclame nullement la libération. La famille Hamouri n'a jamais vu une affiche à l'effigie de son fils sur la devanture de la mairie du XVIe arrondissement à Paris et n'a jamais eu droit non plus non plus au soutien infaillible des plus hauts responsables de la classe politique française . Le bi-nationalisme revendiqué dans le cas de Gilad Shalit est soigneusement omis dans celui de Salah Hamouri. Quoi de plus surprenant quand on sait que l'un des détracteurs les plus virulents de la question du bi-nationalisme en France n'est autre que Claude Goasguen, président du groupe parlementaire d'amitié France-Israël et maire du XVIe arrondissement depuis mars 2008. Voudrait-on pousser la bonne foi jusqu'à parler de justice et non de prise d'otage dans le cas d'Hamouri, pourquoi sa détention ne suscite-t-elle pas le tollé provoqué par la condamnation de Florence Cassez au Mexique et qui a conduit jusqu'à l'annulation de l'organisation de l'année du Mexique en France ? Un militantisme à géométrie variable dont RFI se fait malheureusement l'écho.</p> <p>Shajar Al-Durr – Agence Média Palestine</p></div> Gilad Shalit et 1 027 autres êtres humains http://sindibad.fr/spip.php?article299 http://sindibad.fr/spip.php?article299 2011-10-15T07:46:46Z text/html fr <p>La France et ses médias se réjouissent de la libération d'un soldat franco-israélien, membre d'une armée d'occupation et continuent d'ignorer Salah HAMMOURI franco-palestinien emprisonné depuis plusieurs années dans les geôles israéliens.</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique26" rel="directory">Résistances</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH91/arton299-33f0c.jpg" alt="" align="right" width='150' height='91' class='spip_logos' style='height:91px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Gilad Shalit et 1 027 autres êtres humains</p> <p>mercredi 12 octobre 2011, par Alain Gresh</p> <p>Le soldat israélien Gilad Shalit va être libéré après une longue captivité. On ne peut que s'en réjouir pour lui, pour sa famille, pour ses proches. Et oublier, pour un instant, qu'il est membre d'une armée d'occupation. Et que personne ne semble s'interroger sur le problème de ces soldats de double nationalité, européenne et israélienne, qui opèrent dans les territoires occupés et violent ainsi le droit international. Quand l'Union européenne décidera-t-elle que de tels agissements sont passibles des tribunaux ?</p> <p>Selon une dépêche de l'AFP, Nicolas Sarkozy « se réjouit très vivement de l'annonce d'un accord qui doit conduire à la libération de Gilad Shalit », et a félicité Benyamin Netanyahou pour ce « succès majeur ». On est sûr que BHL fera de même.</p> <p>En échange, si l'on peut dire, 1 027 Palestiniens, dont 27 femmes, seront libérés. Qui sont-ils ? Comment réagit leur famille ? Vous n'en saurez rien, ou pas grand-chose, en lisant la presse occidentale. C'est un magma sans visage, un sous-groupe des 6 000 Palestiniens toujours en détention dans les prisons israéliennes, dont 280 mineurs (34 ayant moins de 15 ans) – voir comment Israël déclare coupables tous les enfants qu'il arrête –, et 22 membres du Parlement. Certains sont des prisonniers « administratifs », c'est-à-dire détenus sans jugement ; d'autres sont passés par le système judiciaire israélien, dont tous les rapports internationaux confirment qu'il est tout sauf juste, que les détenus sont souvent maltraités, que les preuves de leur culpabilité sont faibles, voire inexistantes. Des dizaines d'entre eux sont à l'heure actuelle en grève de la faim. Et eux, ils n'ont pas de famille ? pas de proches ? Non : ils ne sont qu'un chiffre. Ce sont des Arabes, des colonisés sans visage.</p> <p>Nicolas Sarkozy fera-t-il autant d'efforts pour obtenir la libération du franco-palestinien Salah Hamouri ? Ou de Marwan Barghouti, dont le seul crime est d'être un nationaliste palestinien ?</p></div> Le lobby d'Israël veut refaire les programmes de France Télévision http://sindibad.fr/spip.php?article298 http://sindibad.fr/spip.php?article298 2011-10-11T13:11:23Z text/html fr Sindibad Depuis la diffusion de l'émission « un œil sur la planète » consacrée à la Palestine, le CRIF (Conseil représentatif des intérêts israéliens en France), l'ambassade d'Israël et tous les relais de la propagande israélienne en France se déchainent contre France 2 et plus particulièrement contre les journalistes de l'émission. La milice de la LDJ, bras armé du lobby israélien est même passé à l'acte en attaquant le siège de France 2. Certaine de son impunité et du silence lâche des autres médias (qu'est ce qu'ils (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique12" rel="directory">Ils ne vous le disent pas</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton298-657e1.jpg" alt="" align="right" width='150' height='84' class='spip_logos' style='height:84px;width:150px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Depuis la diffusion de l'émission <a href='http://oeil-sur-la-planete.france2.fr/?page=emissions&id_rubrique=89' class='spip_out'>« un œil sur la planète »</a> consacrée à la Palestine, le CRIF (Conseil représentatif des intérêts israéliens en France), l'ambassade d'Israël et tous les relais de la propagande israélienne en France se déchainent contre France 2 et plus particulièrement contre les journalistes de l'émission. La milice de la LDJ, bras armé du lobby israélien est même passé à l'acte en attaquant le siège de France 2. Certaine de son impunité et du silence lâche des autres médias (qu'est ce qu'ils n'auraient pas dit si des groupes d'arabo-musulmans attaquaient un média français pour protester contre un quelconque reportage déplaisant à leurs yeux), la LDJ revendique l'attaque et en <a href='http://www.liguedefensejuive.com/quand-france2-nouvre-quun-oeil-la-ldj-sengage-a-lui-ouvrire-le-deuxieme/' class='spip_out'>diffuse les images</a> sur son site (Mais que fait la police de Sarkozy ?)</p></div> <div class='rss_texte'><p>Le lobby d'Israël veut refaire les programmes de France Télévision</p> <p>Ils pensaient avoir mis au pas les journalistes du service public surtout après l'intronisation par Sarkozy à France Inter de Philippe Val partisan acharné d'Israël et voilà qu'une poignée de journalistes de France 2 décide de faire simplement son travail : décrire la réalité de l'occupation israélienne. Insupportable pour le lobby israélien qui avait pris l'habitude de depuis de nombreuses années de se faire servir par les médias français sa propre vision du conflit israélien : Eux, ce sont les terroristes, nous les israéliens on ne fait que se défendre.</p> <p>Depuis la diffusion de l'émission <a href='http://oeil-sur-la-planete.france2.fr/?page=emissions&id_rubrique=89' class='spip_out'>« un œil sur la planète »</a> consacrée à la Palestine, le CRIF (Conseil représentatif des intérêts israéliens en France), l'ambassade d'Israël et tous les relais de la propagande israélienne en France se déchainent contre France 2 et plus particulièrement contre les journalistes de l'émission. La milice de la LDJ, bras armé du lobby israélien est même passé à l'acte en attaquant le siège de France 2. Certaine de son impunité et du silence lâche des autres médias (qu'est ce qu'ils n'auraient pas dit si des groupes d'arabo-musulmans attaquaient un média français pour protester contre un quelconque reportage déplaisant à leurs yeux), la LDJ revendique l'attaque et en <a href='http://www.liguedefensejuive.com/quand-france2-nouvre-quun-oeil-la-ldj-sengage-a-lui-ouvrire-le-deuxieme/' class='spip_out'>diffuse les images</a> sur son site (Mais que fait la police de Sarkozy ?)</p> <p><a href='http://www.liguedefensejuive.com/quand-france2-nouvre-quun-oeil-la-ldj-sengage-a-lui-ouvrire-le-deuxieme/' class='spip_out' rel='nofollow'>http://www.liguedefensejuive.com/qu...</a></p> <p><a href='http://oeil-sur-la-planete.france2.fr/?page=emissions&id_rubrique=89' class='spip_out' rel='nofollow'>http://oeil-sur-la-planete.france2....</a></p> <p>Face à la campagne diffamatoire lancée contre l'émission "Un œil sur la planète", à l'hystérie, aux menaces, et aux passages à l'acte de la LDJ*, le Syndicat National des Journalistes lance une pétition en soutien aux journalistes de France 2.</p> <p><strong> COMMUNIQUÉ Défendons la liberté de l'information !</strong></p> <p>Le Conseil représentatif des institutions juives de France et l'ambassade d'Israël demandent à être reçus par le président de France Télévisions. Cette démarche fait suite à la campagne diffamatoire lancée contre l'émission "Un œil sur la planète". Son "crime" : avoir consacré, le lundi 3 octobre, deux heures de reportages à la question : "Un Etat palestinien est-il possible ?" Communiqués hystériques, flot de courriers électroniques souvent insultants, menaces physiques contre le présentateur de la soirée : tout est bon pour tenter d'intimider les journalistes de France 2.</p> <p>Tout, sauf des arguments rationnels. Aucun de ces textes - y compris une contre-émission sur le site de l'ambassade d'Israël - n'a réussi à démontrer la moindre erreur factuelle qu'auraient commise les journalistes d'"Un œil sur la planète".</p> <p>Nous, journalistes de médias et de sensibilités différents sommes évidemment attentifs à la critique constructive des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit.</p> <p>C'est pourquoi nous, Syndicat national des journalistes, première organisation de la profession, affirmons notre solidarité avec nos confrères attaqués et disons "assez" ! Comme si le harcèlement contre Charles Enderlin n'avait pas suffi. Répétons-le : il ne revient pas à une ambassade ni à un organisme communautaire - quels qu'ils soient - de dicter aux journalistes français ce qu'ils doivent et ne doivent pas écrire ou dire. Nous demandons au président de France Télévisions de le dire à ses visiteurs.</p> <p>Paris, le 10 octobre 2011. Contacts : Dominique Pradalié, secrétaire générale du SNJ : 06 73 68 26 59 ou dpradalie@snj.fr</p> <p>Les pétitions sont à envoyer au : SNJ – 33 rue du Louvre – 75002 Paris Ou au SNJ France Télévisions - 7 esplanade Henri de France - 75015 Paris Mail : dpradalie@snj.fr</p> <p>PETITION</p> <p> Nom Prénom Adresse Courrier électronique</p> <p>SNJ, le 10 octobre 2011</p> <p><strong> La réaction de Dominique VIDAL :</strong></p> <p>Monsieur le censeur, bonsoir !</p> <p>Lundi soir, sur France 2, « Un œil sur la planète » entendait répondre à la question « Un Etat palestinien est-il possible ? ». Comme la plupart des émissions consacrées à ce conflit, celle-ci a suscité des réactions contradictoires et souvent passionnées de téléspectateurs disant soit leur satisfaction, soit leur insatisfaction. Rien là que de normal et d'habituel.</p> <p>Ce qui l'est moins, c'est que Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), lui consacre mardi matin son éditorial sur le site de ce dernier. Avec le sens aigu de la nuance qui le caractérise, il parle d'« écœurement » devant le « parti-pris violemment anti-israélien » de l'émission, de « procédés caricaturaux », de « pseudo-explications historiques » et d'« informations de seconde main » - ce qui, s'agissant de reportages sur le terrain relève pour le moins du paradoxe…</p> <p>Ces épithètes surprennent d'autant plus que le signataire reconnaît n'avoir « pu voir que la dernière partie de l'émission ». Pour éviter une « réaction immédiate » dont il craint qu'elle ne soit « gravement contre-productive », il annonce donc que le CRIF va se « laisser le temps de visionner » le tout. Mais il ajoute aussitôt : « Nous serons intransigeants sur l'exigence de neutralité particulièrement nécessaire d'une chaîne de service public qui est payée par les contribuables que nous sommes. Notre travail s'inscrit dans une recherche de la vérité aujourd'hui trop souvent remplacée par le primat donné à la “bonne” idéologie, celle qui voit les Israéliens en noir et les Palestiniens en blanc. Nous l'avions déjà exprimé auprès de France 2 lors de l'“affaire Al Dura”. Nous allons continuer. » Cette réaction pose deux questions :</p> <p><img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> à quel titre une institution communautaire censée défendre les intérêts de la partie de la population française qu'elle représente prétend-elle juger d'une émission de télévision consacrée à un conflit international ? Si « Un œil sur la planète » avait traité des Juifs de France, le CRIF aurait eu toute légitimité pour la commenter. Mais c'est d'Israël et de la Palestine qu'il s'agit : Richard Prasquier se considérerait-il comme un ambassadeur bis d'Israël ?</p> <p><img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> de quelle compétence le président du CRIF dispose-t-il pour dire la « vérité » sur ce conflit ? A ma connaissance, il est cardiologue, et non historien, géopolitologue ou journaliste spécialisé. Ne serait-il pas plus raisonnable de laisser des tels professionnels, bien sûr de sensibilités diverses, apprécier le sérieux et l'honnêteté d'une émission de télévision ? En l'occurrence, il suffit, selon moi, de regarder cet « Œil sur la planète » pour s'en convaincre – et j'invite chacun à le faire en consultant le site <a href='http://oeil-sur-la-planete.france2.fr/?page=emissions&id_rubrique=89' class='spip_out' rel='nofollow'>http://oeil-sur-la-planete.france2....</a></p> <p>Mais cet éditorial, dans son outrance même, attire à nouveau l'attention sur une dérive grave de Richard Prasquier et, avec lui, de l'institution qu'il préside. Déjà, il avait prétendu, depuis des années, faire sanctionner mon excellent confrère Charles Enderlin, harcelé par des diffamateurs que la justice a d'ailleurs condamnés il y a peu. Puis il s'est vanté d'avoir fait interdire, en janvier dernier, une conférence à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm avec Stéphane Hessel, objet d'attaques aussi répétées qu'indignes sur le site du CRIF. Exigera-t-il, demain, la tête de l'équipe d'« Un œil sur la planète » ?</p> <p>Que Richard Prasquier ait entraîné le CRIF dans une dérive à droite, en termes de positionnement en France comme de soutien inconditionnel à la politique de Benyamin Netanyahou choque déjà la majorité de nos compatriotes juifs qu'il ne représente plus. Mais s'il s'en prenait au droit d'expression et d'opinion, il romprait avec la tradition même du judaïsme français, qui a toujours consisté à s'engager du côté des libertés. C'est pourquoi, paraphrasant la fameuse sortie de feu Maurice Clavel, je suis tenté de lui dire : « Monsieur le censeur, bonsoir ! » Dominique Vidal *</p> <p>* Historien et journaliste, auteur avec Alain Gresh et Emmanuelle Pauly des 100 Clés du Proche-Orient (Fayard, Paris, 2011).</p></div>