Le site de Sindibad http://sindibad.fr/ fr SPIP - www.spip.net Le site de Sindibad http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L144xH93/siteon0-9d8dd.jpg http://sindibad.fr/ 93 144 "Charlie Minute Hebdo" devient "Charia Hebdo" ! http://sindibad.fr/spip.php?article303 http://sindibad.fr/spip.php?article303 2011-11-01T04:07:43Z text/html fr Sindibad Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton303-d1204.jpg" alt="" align="right" width='150' height='103' class='spip_logos' style='height:103px;width:150px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence pour ne pas donner davantage de publicité à ce torchon nauséabond en l'attaquant devant la justice. Le mépris est la seule réponse à adresser aux bobos gâteux de Charlie Hebdo.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La dernière provocation antimusulmane de Charlie !</p> <p>"Charlie Minute Hebdo" devient "Charia Hebdo"</p> <p>Derrière le rire, se cache la haine</p> <p><span class='spip_document_186 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:295px;'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L295xH384/jpg_Charlie-Hebdo-b4e10.jpg' width='295' height='384' alt="" style='height:384px;width:295px;' /></span>« Afin de fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT que la charia serait la principale source de législation de la Libye, Charlie Hebdo a proposé à Mahomet d'être le rédacteur en chef exceptionnel de son prochain numéro », a précisé le journal lundi dans un communiqué. « Le prophète de l'islam ne s'est pas fait prier pour accepter et nous l'en remercions ».</p> <p>Derrière la provocation, il y a une stratégie qui se révèle toujours payante : Faire parler du journal pour booster les ventes d'un hebdomadaire plombées par les positions atlantistes de ses dirigeants et leur connivence en France avec le pouvoir national-sarkozyste, tout en espérant être l'objet d'une petite fatwa d'un allumé quelconque qui les ferait passer pour des héros de la liberté d'expression. Il faut également souhaiter que les crétins du CFCM aient cette fois quelques grammes d'intelligence pour ne pas donner davantage de publicité à ce torchon nauséabond en l'attaquant devant la justice. Le mépris est la seule réponse à adresser aux bobos gâteux de Charlie Hebdo.</p> <p>Charlie Hebdo est à l'image de la France : mesquin face aux révolutions arabes. C'est tout de même curieux que Charlie Hebdo ne fasse pas sa une sur l'action de Sarkozy en Libye qui a permis l'arrivée au pouvoir des islamistes purs et durs et dont certains sont même liés aux groupes qui détiennent des otages Français au Mali.</p> <p>300 millions d'euros, des milliers de victimes civiles et un pays ravagé par les bombes de l'OTAN payés par le contribuable, pour proclamer que la Charia sera la base de la législation en Libye. Non, ceci ne choque pas vraiment les copains de Clara et de BHL, ce qui les émeut le plus c'est qu'un peuple arabe et musulman fasse sa révolution pacifique de la façon la plus exemplaire sans bombes ni avions de Sarkozy. En réalité, ce qui choque Charlie Hebdo c'est l'insolence de l'arabo-musulman. Un peuple à qui on essaye de donner des leçons de démocratie depuis des années et puis quand il se met à voter librement pour le candidat de son choix, on se moque de lui par ce qu'il n'a pas voté pour le candidat de notre choix.</p> <p>Franchement, quelle impudence ces arabes, ils mériteraient quelques milliers de bombes sur la tête pour qu'ils apprennent mieux ce qu'est la vraie démocratie !!</p> <p> <a href='http://sindibad.fr/spip.php?article95' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article95</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article287' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article287</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article9' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article9</a></p> <p><a href='http://sindibad.fr/spip.php?article5' class='spip_out' rel='nofollow'>http://sindibad.fr/spip.php?article5</a></p></div> Maintenant, Charlie Hebdo veut faire interdire le Halal en France http://sindibad.fr/spip.php?article287 http://sindibad.fr/spip.php?article287 2011-08-13T01:54:38Z text/html fr Sindibad Charlie Hebdo-Brigitte Bardot : Même combat ! Maintenant, Charlie Hebdo veut faire interdire le Halal en France On connaît tous les positions islamophobes de BB la vieille gloire (ou ce qui en reste) du cinéma français et notamment contre l'abattage rituel musulman. BB vient d'être rejointe dans sa croisade anti-Islam par les Bobos de Charlie Hebdo dont l'islamophobie, drapée de l'étendard de la laïcité, ne fait plus mystère. Ainsi dans son numéro 999, on peut lire à propos des élus qui suite au (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton287-fefc7.jpg" alt="" align="right" width='150' height='103' class='spip_logos' style='height:103px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Charlie Hebdo-Brigitte Bardot : Même combat !</p> <p>Maintenant, Charlie Hebdo veut faire interdire le Halal en France</p> <p>On connaît tous les positions islamophobes de BB la vieille gloire (ou ce qui en reste) du cinéma français et notamment contre l'abattage rituel musulman. BB vient d'être rejointe dans sa croisade anti-Islam par les Bobos de Charlie Hebdo dont l'islamophobie, drapée de l'étendard de la laïcité, ne fait plus mystère.</p> <p>Ainsi dans son numéro 999, on peut lire à propos des élus qui suite au scandale révélé de la viande Halal, ont réclamé une commission parlementaire sur le marché du Halal :</p> <p>"En tant qu'élus de la République, ils devraient militer pour l'interdiction totale de l'abattage rituel dans leur pays et exiger la dissolution de tous les organismes de certification du halal. Ils devraient réclamer l'abrogation du décret anti-laïque de1997 qui permet l'égorgement des bestiaux pour des raisons religieuses. Non seulement au nom de la souffrance animale, mais aussi parce que la loi doit être la même pour tous. Ce n'est pas en multipliant des dérogations communautaires et religieuses qu'on construit une république laïque."</p> <p>Voilà, donc le nouveau combat de Charlie Hebdo : interdire le Halal en France au nom de la Laïcité.</p> <p>Et le prochain combat, ça va être quoi : Obliger les enfants musulmans à manger du porc au moins une fois par semaine en cantine, au nom de la Laïcité ?</p></div> Camus, Leconte et la mélancolie coloniale http://sindibad.fr/spip.php?article261 http://sindibad.fr/spip.php?article261 2010-01-10T13:39:34Z text/html fr Un article d'Alain Gresh qui démontre qu'avec Philippe VAL, France Inter devient le temple de la propagande de l'extrême droite sioniste. Camus, Leconte et la mélancolie coloniale dimanche 10 janvier 2010, par Alain Gresh Personne n'a pu y échapper. Lundi 4 janvier, à l'unisson, les radios publiques et la télévision ont marqué le cinquantième anniversaire de la mort d'Albert Camus. C'est devenu une habitude : nous traquons les anniversaires d'événements ou de personnages qui permettent de nous (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L115xH150/arton261-7b93b.jpg" alt="" align="right" width='115' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:115px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Un article d'Alain Gresh qui démontre qu'avec Philippe VAL, France Inter devient le temple de la propagande de l'extrême droite sioniste.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Camus, Leconte et la mélancolie coloniale</p> <p>dimanche 10 janvier 2010, par Alain Gresh</p> <p>Personne n'a pu y échapper. Lundi 4 janvier, à l'unisson, les radios publiques et la télévision ont marqué le cinquantième anniversaire de la mort d'Albert Camus. C'est devenu une habitude : nous traquons les anniversaires d'événements ou de personnages qui permettent de nous ressourcer dans les lieux communs du moment. Ces commémorations souvent rituelles, rarement stimulantes, sont la plupart du temps exaspérantes tant elles assènent banalités et évidences, et aussi une volonté rarement dissimulée de discréditer aussi bien les pensées dissidentes que les révoltes qui ont marqué l'histoire. Régulièrement, les bornes du supportable, nous ne dirons même pas de l'honnêteté, sont allègrement franchies. Ce fut le cas lors de l'entretien sur France Inter avec Daniel Leconte.</p> <p>Que Daniel Leconte soit un grand ami de Philippe Val, directeur de la station ; qu'il ait réalisé un médiocre documentaire sur le procès de l'ancien directeur de Charlie Hebdo autour des caricatures de Mahomet, C'est dur d'être aimé par des cons (2008), n'a, évidemment, rien à voir avec cette invitation. Pas plus que son implication dans la campagne de l'extrême droite juive contre le journaliste de France 2 Charles Enderlin. Les titres de gloire de Leconte sont nombreux ; le documentariste s'est illustré dans les dénonciations de la gauche radicale (Mona Chollet, « “De quoi j'me mêle !”, ou quand Arte dérape », Le Courrier, 10 mai 2004). Il est aussi l'auteur d'un obscur opuscule sur Camus dont personne n'avait entendu parler, mais que France Inter a exhumé et dont on pressent que le thème central sera : « qu'elles étaient belles nos colonies »... Et l'idée que si la France avait seulement consenti à quelques réformes, les colonisés auraient accepté avec joie de vivre dans notre grand pays, symbole de toutes les libertés.</p> <p>Pour réussir cette « démonstration », Daniel Leconte doit effectuer quelques tours de passe-passe intellectuels — rien n'est outrancier quand il s'agit de défendre la bonne cause. Et d'abord expliquer que la violence durant la guerre d'Algérie fut le résultat du choix du Front de libération nationale algérien (FLN) : ce n'est qu'ensuite qu'il y a eu une riposte française.</p> <p>« Sur la question de la fin et des moyens, ça veut dire que l'on pouvait être du côté des Algériens, du nationalisme algérien ; comme lui, on pouvait encourager l'idée d'un Etat fédéral sans aller jusqu'à l'indépendance, MAIS en refusant les moyens qui étaient utilisés. C'est-à-dire en refusant de placer une bombe dans un endroit public, comme ça a été le cas au milieu de bars. Ce qui est, en gros, probablement l'acte fondateur du terrorisme moderne. Celui qui dit en fait “on tue les gens pour ce qu'ils sont, pas pour ce qu'ils font”. Et ça, c'est terrible ! Au milieu de bars, on a mis une bombe qui a tué une première fois huit personnes. Vous, moi, pouvions y être ! Des enfants ont été tués à ce moment-là ! Ça a été ça, si vous voulez, la première signature du terrorisme à Alger. Il y avait, et il y a eu, par la suite, Massu, la torture. Il y avait ce cycle infernal des deux côtés. Mais on a condamné, si vous voulez, la torture du côté français (et on la condamne toujours), mais peu de voix (la seule, c'était celle de Camus) s'élevaient contre l'utilisation de cette arme absolue, qui était une arme terrible. On voit bien aujourd'hui où ça nous mène. Cinquante après, nous avons aujourd'hui ramassé les conséquences de cela. L'histoire de l'arme des pauvres, etc. On a le droit de tout faire, tout est permis, au nom de la cause. »</p> <p>Vous avez bien noté :</p> <p>— D'abord, on a eu le FLN qui a posé des bombes et tué des innocents ;</p> <p>— Il y a eu, par la suite, Massu, la torture. Les politiques et l'armée français n'ont fait que répondre à une violence suscitée par leurs ennemis.</p> <p>Oubliés les massacres de Sétif, la violence quotidienne de la colonisation, la banalisation de la torture bien avant 1954 et le début de l'insurrection algérienne.</p> <p>D'autre part, Leconte affirme que l'on pouvait être pour le nationalisme algérien, sans aller jusqu'à l'indépendance... Que veut dire ce galimatias, assaisonné de l'idée d'un Etat fédéral ? Une seule chose : il ne fallait pas d'Etat indépendant algérien. Pourquoi ? Leconte ne le dit pas... En d'autres termes, il fallait la poursuite de la domination française, certes « humanisée »...</p> <p>Revenons sur la question de la violence, car pour Leconte, et il a raison, elle est d'actualité. Nous avons aujourd'hui, explique-t-il, « l'histoire de l'arme des pauvres », sous-entendant que la violence, dans notre monde, c'est celle des pauvres, justifiée par quelques intellectuels égarés : la violence des Palestiniens, celle du terrorisme, etc. Mais pourquoi ne dit-il rien sur la violence des Etats-Unis en Irak ou en Afghanistan, sur celle d'Israël contre les Palestiniens à Gaza et ailleurs, etc. ? Sans doute parce qu'il pense qu'elle est une riposte justifiée à la violence des pauvres... A se demander qui a déclenché la guerre d'Irak en 2003, ou qui occupe la Palestine. Il est vrai que Leconte considère la guerre d'Irak comme une guerre juste...</p> <p>Certes, la violence n'est pas toujours la meilleure voie à suivre. Les Palestiniens peuvent réfléchir sur l'usage de la non-violence. Mais, parfois, il n'y a pas d'autre voie et, au risque de me répéter, je reprendrai ce qu'écrivait Nelson Mandela évoquant ses négociations avec le gouvernement sud-africain et les demandes d'arrêter la violence : « Je répondais que l'Etat était responsable de la violence et que c'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura pas d'autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n'était qu'une forme de légitime défense. » (Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, Livre de poche, p. 647.) Et, en Algérie en 1954, aucune autre voie n'existait pour le peuple algérien, tant la violence de la colonisation bouchait toute perspective politique.</p> <p>Bien sûr, Leconte oppose Camus à Sartre. « Sartre a théorisé la libération des peuples. Avec toutes les conséquences que cela a eu. La grandeur que cela a eu, et les débordements. Je crois que Camus est l'homme de la philosophie de la liberté individuelle. C'est ce qui fait sa modernité, et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, Camus nous rend plus service que Sartre. Je crois que c'est ça, la vraie différence entre les deux. » Si on le comprend bien, la libération des peuples n'est plus à l'ordre du jour, ce qu'il faut défendre c'est la liberté individuelle, effaçant une fois de plus la ligne de démarcation qui n'a pas disparu entre dominants et dominés.</p> <p>Camus ne se résume pas à ses positions politiques. Il fut à la fois celui qui dénonçait le colonialisme dans les années 1930 et celui qui resta muet pendant presque toute la guerre d'Algérie. De ce point de vue, on peut lui préférer Francis Jeanson, membre du comité de rédaction des Temps modernes, qui s'engagea dans le soutien direct au FLN. Ou Yves Vié-Lesage, ce catholique professeur de philosophie à Oran évoqué par Messaoud Benyoucef dans Le Monde (« Fallait-il préférer sa mère à la justice ou affronter les ultras de l'OAS ? », 9 janvier) : « Ces temps, décidément, sont scélérats qui voient le Barnum indécent de ceux qui sont revenus de tout, de ceux qui ont renié tout et son contraire, de ceux qui n'attendaient qu'un alibi solide pour se soustraire à leur simple devoir d'humain, de ceux qui ne rêvaient que de dénoncer les “pièges de l'engagement” pour pouvoir se consacrer - enfin ! - à leur petitesse, s'ébranler pour de fabuleuses ripailles derrière une effigie [celle de Camus] qui n'en peut mais, certes, mais qui aurait dû y penser. » Que des catholiques, des curés, au nom de leur foi, aient combattu le colonialisme, se soient même engagés aux côtés du FLN, tandis que des soi-disant défenseurs de la République laïque et universelle se sont retrouvés aux côtés des ultras, est à méditer...</p> <p>Incontestablement, Albert Camus fut un grand écrivain. Ce qui n'empêche pas de contester ses positions politiques ni de lire son œuvre, comme l'a fait Edward Said dans L'Orientalisme, à travers la grille orientaliste. Mais, quoi qu'il en soit, Camus ne mérite pas des avocats comme Daniel Leconte.</p></div> « L'affaire » du mariage annulé. http://sindibad.fr/spip.php?article191 http://sindibad.fr/spip.php?article191 2008-06-01T15:55:07Z text/html fr Sindibad " Jamais un tribunal n'aurait pris une décision pareille, s'il ne s'était pas agit d'arabes. C'est donc une justice non républicaine. On n'aurait jamais fait ça avec des français de souche. C'est la justice sur mesure pour immigrés, c'est ignoble " « L'affaire » du mariage annulé ou quand Philippe Val, Badinter et NPNS réinventent le mariage forcé républicain V'là que ça recommence. Le meute est lâchée et elle se répand selon un mode opératoire maintes fois expérimenté, toujours avec le succès : l'interdiction (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L109xH150/arton191-0ffcb.jpg" alt="" align="right" width='109' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:109px;' /> <div class='rss_chapo'><p>" Jamais un tribunal n'aurait pris une décision pareille, s'il ne s'était pas agit d'arabes. C'est donc une justice non républicaine. On n'aurait jamais fait ça avec des français de souche. C'est la justice sur mesure pour immigrés, c'est ignoble "</p></div> <div class='rss_texte'><p>« L'affaire » du mariage annulé ou quand Philippe Val, Badinter et NPNS réinventent le mariage forcé républicain</p> <p>V'là que ça recommence. Le meute est lâchée et elle se répand <a href='http://sindibad.fr/spip.php?article9' class='spip_in'>selon un mode opératoire maintes fois expérimenté</a>, toujours avec le succès : l'interdiction du foulard musulman et l'expulsion des jeunes filles musulmanes de l'école, caricatures anti-musulmanes, philosophe haineux obtenant l'impunité grâce à une <a href='http://sindibad.fr/spip.php?article5' class='spip_in'>fatwa imaginaire</a>, etc.</p> <p>Toujours le même refrain : République menacée, laïcité bafouée, femmes humiliées. Même bouc émissaire : l'Islam. Ils profitent de la moindre affaire pour mettre à l'index la deuxième religion de France. Le but non avouable est de démontrer à chaque fois qu'Islam ne rime pas avec France et qu'on ne peut être français, républicain et musulman.</p> <p>« Jamais un tribunal n'aurait pris une décision pareille, s'il ne s'était pas agit d'arabes. C'est donc une justice non républicaine. On n'aurait jamais fait ça avec des français de souche. C'est la justice sur mesure pour immigrés, c'est ignoble » (1)</p> <p>Qui a prononcé cette phrase ? Un Jean Marie Le Pen, président d'un FN à l'agonie, cherchant désespérément à récupérer les électeurs passé sous Sarko, en fustigeant un soit disant laxisme de justice envers les immigrés ? Erreur, vous n'y êtes pas. L'auteur de ces mots n'est autre que ce grand homme que les journalistes du monde entier nous envient : Philippe Val, patron de Charlie Hebdo, hebdomadaire sarkotirique où se planque une poignée de sarkozystes refoulés qui a honte de déclarer publiquement sa flamme au Président Soleil.</p> <p>Notons que par cette déclaration, notre valeureux Val, fait l'amalgame douteux entre musulmans, pratiquants ou non, et l'ensemble des immigrés, sans doute, est-il inspiré par un Le Pen sur le déclin ou un Bruno Mégret qui n'oubliait jamais, dans ses déclarations d'assimiler délibérément immigration et Islam afin d'exacerber les peurs des « français de souche ».</p> <p><span class='spip_document_110 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L466xH233/jpg_Val_et_Charile-57ec8.jpg' width='466' height='233' alt="" style='height:233px;width:466px;' /></span></p> <p>Observons qu'à chaque fois que notre Spinoza des caniveaux se met en scène devant les médias pour exprimer sa colère, c'est toujours pour montrer de son doigt accusateur, nos compatriotes de confession musulmane. On le voit rarement monter au créneau pour fustiger la politique anti-sociale, proaméricaine ou anti-immigré de Sarkozy. Tiens, par exemple, lui qui s'est autoproclamé héraut de la liberté d'expression, pourquoi n'a-t-il pas mis en une de son hebdo, l'affaire des tee-shirts interdits et dénoncé la plainte déposée par Sarko contre le fabriquant ? La réponse est simple et limpide, cette fois, il ne s'agit pas d'un « excès de caricatures » anti-musulmane. « Jamais un tribunal n'aurait pris une décision pareille, s'il ne s'était pas agit d'arabes » a-t-il déclaré, et inversement a-t-on envie de lui répondre « Philippe tu n'aurais jamais parlé de cette affaire s'il ne s'agissait pas de musulmans » .</p> <p>Revenons à l'affaire, de quoi s'agit-il exactement :</p> <p>Un couple de confession musulmane se marie durant l'été 2006. Au cours de la nuit de noces, l'homme découvre que sa femme n'était pas vierge, contrairement à ce qu'elle lui avait assuré avant le mariage. L'homme s'estime avoir été trompé. Pour lui, un musulman homme ou femme doit rester chaste jusqu'à son mariage. Il ne se serait jamais marié avec cette fille s'il avait su qu'elle n'était pas vierge au moment du mariage.</p> <p>L'homme décide de demander l'annulation de son mariage et non le divorce tout simplement. Il justifie ce choix par le fait que ce mariage n'aurait jamais eu lieu si la mariée ne lui avait pas menti sur ce qui était pour lui une qualité essentielle : la virginité. La fiancée, quant à elle, admet avoir caché la vérité, car « convaincue que son fiancé ne l'aurait jamais épousé s'il avait connu la réalité ».</p> <p>C'est donc, logiquement, que le Tribunal de Grande Instance de Lille s'est prononcé le 1er avril dernier, pour l'annulation du mariage en s'appuyant sur l'article 180 du Code Civil qui considère que le mariage a eu lieu « sous l'emprise d'une erreur objective ». Cette erreur que constitue la croyance dans la virginité de sa fiancée était « déterminante dans le consentement ».</p> <p>Ce n'est donc pas le motif de la virginité qui a été retenue, c'est celui d'avoir menti sur sa chasteté, tout en sachant que sans ce mensonge, le mariage n'aurait jamais eu lieu.</p> <p>En France, environ 800 mariages sont annulés chaque année pour divers motifs, sans que cela engendre la moindre polémique, dont certain sur la base de cet article 180 du code civil, exemples : un époux qui ignorait que son conjoint était divorcé ou prostitué, état mental, incapacité à avoir des relations sexuelles normales.</p> <p>Le mariage annulé, une bonne affaire pour NPNS :</p> <p>C'est d'abord le journal Libération qui flaire la bonne affaire. En découvrant le commentaire juridique extrait du Dalloz : « La mariée n'était pas vierge », les journalistes de Libé bousculent les plans de l'édition. L'article consacré à la régularisation des sans papiers est vite remplacé par le scoop sous le titre « L'épouse a menti sur sa virginité, le mariage est annulé »(2).</p> <p>L'article relate les faits de façon relativement neutre, mais conclut, étrangement, en se demandant si un tel jugement ne servira pas « d'instrument de menaces au services des fiancés musulmans » et si une telle décision ne contribuerait-elle pas « à remplir les salles d'attente des médecins qui pratiquent les reconstitutions d'hymen ? ».</p> <p>Le « scoop » de Libé est très vite repris par les médias, journaux, télés et radio s'emparent de l'affaire. Ce qui était un simple jugement se basant sur un article du code civil, maintes fois utilisé, deviendra donc « L'affaire du mariage annulé ». Dans la bouche des médias, le jugement devient :</p> <p>« Un juge a accordé à un couple musulman le droit d'annuler le mariage. Motif : la mariée n'était pas vierge ». « Une première, l'absence de virginité, conduit à l'annulation d'un mariage » « La virginité, une qualité essentielle de la personne ! »</p> <p>Pour NPNS, l'affaire tombe bien. Alors que le mouvement est sur le point d'imploser depuis que Fadela Amara, sa dirigeante historique, ait choisi de rejoindre le harem politique du nouveau Khalife de France, cette histoire est une belle aubaine, elle permet de ressouder les troupes autour du combat pour « la dignité des femmes » et du coup remet NPNS au devant de la scène politique et surtout à la pointe de la lutte contre « le fascisme vert », une thématique qui rapporte énormément, pas seulement à l'association féministe crée par le PS, mais aussi à ces dirigeants en terme de carrière et de notoriété.</p> <p>NPNS complètement discréditée depuis la ralliement de sa chef à la droite néo-conservatrice trouve ici l'occasion de se refaire une virginité.</p> <p>Pour cela, il faut taper fort et Sihem Habshi, la nouvelle présidente de NPNS a bien appris la leçon, plus c'est gros, mieux, ça passe :</p> <p>« C'est une véritable fatwa contre la liberté des femmes » (3), déclare-t-elle. Le mot fatwa marche tellement bien, pourquoi s'en priver. Les Juges de Lille seraient donc des talibans au service du fondamentalisme religieux, mais que fait la police !</p> <p>Elle rajoute aussi « Ce sont des milliers de femmes aujourd'hui qui sont suspectées de ne pas être vierges et qui subissent cette pression et qu'on condamne aujourd'hui. » (4). Naturellement Libération se fait l'écho de cette hallucination en mettant en une : Ni vierges, Ni soumises. A quand les tee-shirts « je ne suis pas vierge, marie moi ou je t'annule ! ».</p> <p>Comme à chaque fois, on sort l'artillerie lourde :</p> <p>E. Badinter évoque « sa honte », le PS dénonce un jugement « atterrant », L'UMP, par la voix de Devedjian condamne cette décision « inacceptable », qui « revient à intégrer la pratique de la répudiation dans le droit positif ». Laurent Joffrin de Libération, parle lui de « régression ». Bref, toute la classe politique dénonce ce qu'elle considère comme une menace pour les valeurs de la République, seule Rachida Dati se démarque en défendant la décision du TGI de Lille en argumentant qu'elle est de nature à protéger la fiancée. Il est vrai qu'on voit très mal comment elle aurait pu condamner cette décision puisque elle-même a fait annuler son propre mariage dans le passé (5) .</p> <p>Plusieurs fois se sont élevées un peu partout pour exiger « l'annulation » de « l'annulation du mariage ». Mais que veulent-ils vraiment ? Remarier de force un couple qui a décidé ensemble d'effacer cet épisode de leur vie. Cette annulation n'est-elle pas la meilleure chose qui peut arriver à cette malheureuse fille, humiliée deux fois, la première fois quand elle a été répudiée la nuit de sa noce, la seconde quand Libé, les médias et NPNS ont rapporté son histoire à la France entière. Que pouvait faire la justice ? Refuser l'annulation et prononcer un divorce, de façon à ce que la jeune fille porte ce jugement comme une croix dans sa vie qui lui rappellera tout les jours la blessure qu'elle a subit.</p> <p>Que veut NPNS ? Obliger des jeunes musulmans croyants et pratiquants à épouser des filles non vierges ? Le but non avoué de tout ce vacarme n'est-il pas de mettre à l'index les pratiques religieuses d'une partie des citoyens français en l'occurrence les musulmans en montrant son incompatibilité avec les valeurs de la République. As-t-on encore, en France, le droit aujourd'hui de pratiquer librement sa religion quand on est musulman. Pourquoi la chasteté des jeunes catholiques qui jurent abstinence sexuelle jusqu'au mariage nous fait-elle sourire, alors que celle des musulmans nous met en colère et nous révulse. L'enjeu aujourd'hui, en dehors des vociférations d'un Val, une Badinter, ou d'une Habshi, n'est-il pas pour la France d'apprendre à vivre avec une religion qui ne fait pas partie de son « héritage judéo-chrétien ». A moins que toute cette meute qui hurle actuellement ne cherche tout simplement à interdire progressivement l'idée même d'une pratique musulmane en France, puisque jugée anti-laïque et anti-républicaine.</p> <p>Quant à Val qui fustige la justice non républicaine, nous disons, que pour nous, une justice non républicaine est celle qui autorise les individus comme lui ou Redeker, à diffamer et à insulter une partie des citoyens de la République en les assimilants tous à des terroristes (<a href='http://sindibad.fr/spip.php?article95' class='spip_in'>caricature du prophète avec un turban en forme de bombe</a>). C'est celle qui reste de marbre quand Charlie Hebdo fait l'éloge de la pensée nauséabonde d'une Oriana Fallaci qui hurle sa haine contre ces musulmans qui souillent nos églises et qui « se multiplient comme des rats ». Une justice non républicaine est celle qui laisse expulser des hommes et des femmes simplement par ce qu'ils ont le tort de venir chercher un refuge en France. C'est sans doute toutes « ces justices » là, que défend P. Val.</p> <p> (1) Déclaration sur le plateau de l'émission de Canal plus, Le Grand Journal le 30 05 2008</p> <p> (2) L'épouse a menti sur sa virginité, le mariage annulé. Libération 29 05 08</p> <p> (3) Journal de France 3 Soir du 29 05 08</p> <p> (4)Idem</p> <p> (5) « Pour le dire très vite : un jour, j'ai accepté de me marier. Je me suis mariée avec un homme avec lequel je n'avais rien à partager. Une connaissance, en Algérie, avait fait une demande officielle, pendant des vacances. Ce n'était pas un mariage forcé. […] J'étais adulte, je vivais à Paris et nul ne me forçait à rien. Mais je l'ai décidé sans le vouloir. Je l'avais fait par abandon, […] pour faire plaisir à ma famille. […] Il n'y avait pas d'amour, pas de vrai choix… C'était impossible. L'homme que j'épousais n'y était pour rien. […] Je me suis mariée et aussitôt, j'ai voulu effacer cela. J'ai demandé l'annulation du mariage. […] Aujourd'hui, juridiquement, c'est comme si je ne m'étais jamais mariée. […] Je sais ce que cela représente pour une femme d'être submergée au point de céder sur le plus précieux : l'intégrité. J'y ai échappé, mais on ne reste pas indemne quand on a frôlé cela. »</p> <p>Extraits du livre de Rachida Dati, Je vous fais juges (Grasset, 2007)</p></div> Manipulations antilaïques http://sindibad.fr/spip.php?article177 http://sindibad.fr/spip.php?article177 2008-02-17T13:44:26Z text/html fr Manipulations antilaïques Par Denis Sieffert jeudi 14 février 2008 Voilà que l'on nous refait le coup ! Après les caricatures de Mahomet, après Robert Redecker, voici Ayaan Hirsi Ali. Le cycle provocation, fatwa, médiatisation tourne à plein régime. Cette fois, c'est une jeune femme, ex-députée néerlandaise, aujourd'hui chaperonnée par Bernard-Henri Lévy, qui a droit à toutes les unes des journaux, à tous les plateaux de télévision, à toutes les compassions, à toutes les indignations, à tous les appels au (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton177-5debe.jpg" alt="" align="right" width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /> <div class='rss_texte'><p>Manipulations antilaïques</p> <p>Par Denis Sieffert</p> <p>jeudi 14 février 2008</p> <p>Voilà que l'on nous refait le coup ! Après les caricatures de Mahomet, après Robert Redecker, voici Ayaan Hirsi Ali. Le cycle provocation, fatwa, médiatisation tourne à plein régime. Cette fois, c'est une jeune femme, ex-députée néerlandaise, aujourd'hui chaperonnée par Bernard-Henri Lévy, qui a droit à toutes les unes des journaux, à tous les plateaux de télévision, à toutes les compassions, à toutes les indignations, à tous les appels au président de la République, au prétexte qu'elle serait l'incarnation de la « laïcité à la française », et pour cela même condamnée à mort par « les » islamistes. À en croire cette présentation, on imaginerait que le sort s'est abattu par hasard sur une victime expiatoire et introvertie, malmenée pour s'être discrètement émancipée de sa religion. La réalité est très différente. Arrivée aux Pays-Bas en 1992, cette fille d'intellectuel somalien longtemps exilé aux États-Unis a choisi un moment très particulier pour abjurer bruyamment sa religion : le lendemain du 11 septembre 2001. Oui, comme elle en fit plus tard la confidence à l'Express [1] c'est ce jour-là ­ et pas un autre ­ qu'elle s'est rendu compte qu'elle ne croyait plus en Dieu. Ce qui dénote un sens aigu de la communication, et un goût prononcé pour l'amalgame, puisque, apparemment, l'islam et Ben Laden ne font qu'un. Forte, donc, de sa notoriété toute neuve, Ayaan Hirsi Ali entre en politique (par la gauche) au sein du Parti du travail des Pays-Bas. Avant, un an plus tard, de bifurquer pour rejoindre le très droitier Parti libéral. La voilà députée, et bientôt collaboratrice d'un cinéaste sulfureux, Théo Van Gogh, connu surtout pour ses provocations misogynes et islamophobes.</p> <p>Au côté de ce personnage pour qui les musulmans ne sont jamais que des « baiseurs de chèvres », notre égérie de la laïcité concocte le scénario d'un film qui fait scandale. On y voit ­ paraît-il ­ des femmes dénudées qui exhibent en tatouages des extraits du Coran. On connaît la suite. Le 4 novembre 2004, Théo Van Gogh est abattu en pleine rue par un certain Mohammed Bouyeri, qui promet que sa prochaine victime sera Ayaan Hirsi Ali. Crime épouvantable, et menace qui glace les os, même s'il est le fait d'un homme seul et non « des » islamistes. Il n'en est pas moins vrai qu'à tout instant un autre assassin peut s'extraire de la foule et frapper. C'est la raison pour laquelle les autorités néerlandaises accordent aussitôt à Ayaan Hirsi Ali une protection rapprochée. Mais, en 2006, un nouveau scandale éclate autour de la jeune femme. On découvre que son passé n'est pas celui d'une exilée traquée. Son nom n'est pas son nom. Son âge n'est pas son âge ; elle n'a jamais fui la Somalie, mais quitté le Kenya, où d'ailleurs elle n'était pas menacée. Polémique, démission, expulsion. La vraie-fausse Somalienne persécutée se réfugie aux États-Unis, où elle rejoint immédiatement l'American Enterprise Institute, un groupe néoconservateur, proche de George W. Bush (laïque exemplaire, lui aussi !). La jeune femme écrit ses mémoires, et s'indigne que le gouvernement néerlandais ne veuille plus financer ses gardes du corps jusque sur l'autre rive de l'Atlantique. C'est alors que BHL, Bruckner, Val, Caroline Fourest, boutefeux ordinaires du choc des civilisations, lui tendent des mains toujours secourables.</p> <p>Invitation à Paris, tournée médiatique, appel à Nicolas Sarkozy [2] : la « France des droits de l'homme » doit accorder la citoyenneté à Ayaan Hirsi Ali ! Les milliers de demandeurs d'asile programmés pour expulsion en 2008, et qui n'ont pas droit à un regard, savent désormais ce qui leur reste à faire : par exemple, à lancer, comme l'ex-députée néerlandaise, un bruyant « Mahomet pédophile ! », à l'effet garanti. Car, contrairement à ce que déclarait Mme Hirsi Ali à l'Express, elle n'a pas fait que « critiquer l'islam », ni « revendiquer le droit de ne pas croire ».</p> <p>En France, des centaines de milliers de « musulmans d'origine » ont pris depuis belle lurette leurs distances avec la religion sans pour autant être la cible de « fatwas ». Elle a manié la provocation, qui, dans un domaine aussi sensible, ne peut guère conduire qu'à cet affrontement dont rêvent ses amis de l'American Enterprise Institute et les hôtes empressés de son escale parisienne. Cela dit, le mal étant fait, il faut évidemment protéger cette jeune femme. Mais, de grâce, cessons de l'exposer comme un parangon de vertu laïque. La laïcité, c'est d'abord une certaine discrétion. La loi de 1905 a organisé ­ espérons-le ­ définitivement la séparation entre les espaces public et privé. Or, dans cette affaire, ce n'est pas l'islam qui envahit l'espace public, mais la haine de l'islam. Et cela par tous les artifices de la publicité. Notes</p> <p>[1] L'Express du 16 mai 2005.</p> <p>[2] Lequel vient de s'illustrer scandaleusement en allant faire l'apologie de la religion devant le régime wahhabite de Riyad...</p></div> Qu'est ce qu'il a Sarkozy contre les musulmans ? http://sindibad.fr/spip.php?article166 http://sindibad.fr/spip.php?article166 2007-11-17T12:17:49Z text/html fr <p>Après les moutons égorgés dans les baignoires, les filles excisées en masse dans nos banlieues et après le discours raciste de Dakar, le chef de l'état français se serait livré à une véritable diatribe anti-imusulmane, devant des partenaires européens médusés.</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L120xH150/arton166-02cc4.jpg" alt="" align="right" width='120' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:120px;' /> <div class='rss_chapo'><p><a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'>http://bruxelles.blogs.liberation.fr</a></p></div> <div class='rss_texte'><p><a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/' class='spip_out'>Sarkozy et les musulmans</a></p> <p>L'histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l'Etat s'est lancé dans une diatribe confuse d'une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire », contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d'intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l'occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs, qui n'en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l'avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.</p> <p>Cette idée du "choc des civilisations" a déjà été développée, de façon plus policée, par le chef de l'Etat, dans une indifférence assez étonnante, le 27 août dernier, dans son discours aux ambassadeurs. Il avait alors expliqué que le "premier défi, sans doute l'un des plus importants" auquel doit faire face la France est : "comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident ? Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies". Pour Sarkozy, "nous aurions tort de sous estimer la possibilité" "d'une confrontation, entre l'Islam et l'Occident" : "l'affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur". Dès lors, la surprise de Bertie Ahern et de Fredrik Reinfeldt s'explique : ils n'avaient sans doute pas lu ces quelques lignes.</p></div> Le Pen Academy, promotion 2007 : mots et maux de la campagne présidentielle* http://sindibad.fr/spip.php?article134 http://sindibad.fr/spip.php?article134 2007-05-01T11:37:22Z text/html fr Le Pen Academy, promotion 2007 : mots et maux de la campagne présidentielle* par Vincent Geisser. Publié sur le site Oumma lundi 30 avril 2007 Au soir du premier tour de la présidentielle, déçu par son score de 10 %, Jean-Marie Le Pen s'est essayé à un diagnostic de la scène politique française, dont il faut bien reconnaître qu'il comporte une part de vérité. Il a ainsi déclaré : « De surcroît, nous [le FN] avons gagné la bataille des idées : la nation et le patriotisme, l'immigration et l'insécurité ont (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton134-649fe.jpg" alt="" align="right" width='113' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:113px;' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Le Pen Academy, promotion 2007 : mots et maux de la campagne présidentielle*</strong></p> <p>par Vincent Geisser. Publié sur le site <a href='http://www.oumma.com/' class='spip_out'>Oumma</a> lundi 30 avril 2007</p> <p>Au soir du premier tour de la présidentielle, déçu par son score de 10 %, Jean-Marie Le Pen s'est essayé à un diagnostic de la scène politique française, dont il faut bien reconnaître qu'il comporte une part de vérité. Il a ainsi déclaré : « De surcroît, nous [le FN] avons gagné la bataille des idées : la nation et le patriotisme, l'immigration et l'insécurité ont été mis au coeur de cette campagne par mes adversaires, qui, hier encore, écartaient ces notions avec une moue dégoûtée ».</p> <p>Les candidats à l'élection présidentielle nous avaient pourtant promis une campagne “sereine” qui tienne compte des “véritables” attentes et préoccupations des Français et qui refuse délibérément de verser dans la démagogie. Il est vrai que, le “choc du 21 avril” 2002 est passé par là, laissant espérer une certaine “conscientisation républicaine” des états-majors partisans et des leaders politiques, dans le sens d'une renonciation aux fantasmes xénophobes et sécuritaires qui, comme on le sait, font objectivement le jeu de l'extrême droite.</p> <p>On pouvait toujours rêver.</p> <p><strong> La « crise de l'identité nationale » : maladie imaginaire pour apprentis sorciers de la République</strong></p> <p>Le déroulement de la campagne présidentielle nous fait vivre, ou plutôt revivre une sorte de “21 avril anticipé”, Jean-Marie Le Pen jouant temporairement le rôle de figurant dans une tragicomédie électorale qu'il a pourtant entièrement écrite et mise en scène. S'il est convenu aujourd'hui de dénoncer « la lepénisation des esprits »[1], des antidotes démocratiques sont rarement prescrits par nos médecins républicains. Pire, on se trouve dans la situation dramatiquement burlesque de docteurs diagnostiquant une “maladie” — la crise de l'identité nationale — et prétendant la soigner avec des remèdes qui ne sont pas seulement inefficaces, mais qui aggravent le mal et condamnent donc le malade à dépérir à moyen terme. À l'image des médecins raillés par Molière, ils pratiquent une saignée citoyenne, cherchant à guérir le corps malade (la France), en le vidant de sa substance démocratique.</p> <p>Au regard de la campagne présidentielle, il serait en effet bien difficile de distinguer les rôles, donnant l'impression au spectateur citoyen qu'un même acteur en endosse plusieurs : médecin, guérisseur miraculeux, rebouteux, sorcier du bocage, croque-mort ou encore fossoyeur des idéaux démocratiques, tous semblent se confondre dans un scénario catastrophiste où la “France éternelle” paraît menacée par des hordes barbares ou, pire, de “mauvais Français” — une cinquième colonne en quelque sorte — qui ne cherchent qu'à saper ses valeurs fondatrices, comme le laisse à penser cette déclaration désormais rituelle du candidat Sarkozy :</p> <p>« Je veux dire aux Français qu'ils auront à choisir entre ceux qui aiment la France et ceux qui affichent la détestation de la France »[2].</p> <p><strong>UMP-FN-MPF : trois versions d'un même slogan</strong> <strong> Ce populisme venu d'en haut</strong></p> <p>D'aucuns nous dirons que les leaders politiques français ne font que répondre aux demandes et surtout aux angoisses de leur peuple, tentant de les conjurer ou plus rarement de les apaiser : c'est la fameuse thèse de la tentation populiste dont certains universitaires ont montré, preuves à l'appui, qu'il s'agissait en réalité d'un “dangereux contresens”, reposant sur l'idée fausse que l'extrémisme et le rejet viendraient fondamentalement du peuple et que nos politiques se contenteraient finalement de s'y adapter. En somme, c'est l'image d'un « peuple naturellement perturbateur »[3] face à une classe politique française plus ou moins responsable.</p> <p>Dans cette perspective, la dérive sécuritaire et xénophobe de notre système politique serait d'abord la conséquence des attentes et des peurs se tramant au sein du “peuple”, et plus particulièrement dans les couches frappées de plein fouet par la crise (chômeurs, victimes des délocalisations, érémistes, précaires, déclassés sociaux, etc.). Dès lors, on saisit à l'avance les conclusions d'une telle analyse biaisée : les politiques parlent d'insécurité, d'immigration, de crise de l'identité nationale, de communautarisme, de “territoires perdus de la République”…, parce que ces angoisses seraient d'abord ressenties et exprimées par le peuple de France et que ne pas en parler serait pire que tout, laissant le champ libre à Jean-Marie Le Pen, comme on entend dire très souvent.</p> <p><strong>Revoilà le théorème de Fabius : « Le Pen pose les bonnes questions mais… »</strong></p> <p>Pourtant, les études d'opinion ne sont qu'un peu plus claires sur la question : l'immigration ne constitue pas aujourd'hui un thème prioritaire chez les Français, et elle n'arrive qu'en quatorzième, voire quinzième position dans leurs préoccupations quotidiennes, loin derrière la lutte contre le chômage, la santé, l'éducation, la lutte contre la précarité, l'avenir des retraites, le droit au logement, la protection de l'environnement, la défense du pouvoir d'achat[4]… Comment expliquer alors sa centralité à la fois dans les discours politiques et dans les programmes électoraux ? En fait, il semble que depuis plus de 20 ans, la classe politique française reste prisonnière dans ce qu'il est convenu d'appeler le théorème de Fabius selon lequel « Le Pen pose les bonnes questions mais donne de mauvaises réponses »[5].</p> <p>Or, c'est tout le contraire que nous voudrions suggérer ici : ledit “populisme” n'est pas tant un produit du peuple que des élites politiques françaises, et c'est en ce sens qu'il conviendrait mieux de parler d'élitisme sécuritaire aux relents nationalistes et xénophobes qui est non seulement perceptible dans les propositions des candidats, mais qui plus est dans leurs discours de campagne.</p> <p>En effet, la lepénisation des esprits apparaît en premier lieu comme une lepénisation des esprits politiques et partisans, et en particulier des leaders et des responsables d'appareil, de gauche comme de droite, qui contribuent très largement à recycler, à banaliser et à légitimer les thématiques frontistes au sein du champ politique français. De ce point de vue, la campagne présidentielle de 2007 en fournit de nombreuses illustrations.</p> <p><strong>Sarkozy, élève surdoué de la Le Pen Academy</strong></p> <p>Certes, il serait exagéré d'affirmer que la lepénisation des esprits a touché tous les candidats de manière uniforme et univoque. Pour être clair, disons qu'il est possible de dégager une échelle de lepénisation des esprits politiques et partisans, avec des gammes et des variations. Á la Le Pen Academy, certains politiques apparaissent comme des élèves méritants, d'autres comme des médiocres, et d'autres encore comme de véritables cancres du nationalisme et du patriotisme cocardier.</p> <p>Dans la classe d'école, bercée quotidiennement par le chant du coq gaulois et aux murs décorés aux couleurs Bleu-Blanc-Rouge — sachant que cette dernière a parfois tendance à virer au brun — Nicolas Sarkozy squatte toujours le premier rang, décrochant régulièrement des bons points en matière d'idéologie sécuritaire et de xénophobie latente, disciplines dans lesquelles il excelle particulièrement. Au risque d'être pris en flagrant délit de copiage, sa copie présidentielle révèle une maîtrise parfaite de l'art de lepéniser le discours républicain ; “faire du Le Pen sans Le Pen” en quelque sorte, ou plutôt du “Le Pen à visage humain”, en y injectant quelques références clairsemées à Jaurès, Blum ou Guy Môcquet, de quoi rassurer un auditoire citoyen qui pourrait douter de sa probité démocratique :</p> <p>« Si je suis élu, je conforterai la politique d'immigration choisie que j'ai engagée en tant que ministre de l'Intérieur. J'instaurerai des plafonds annuels d'immigration […]. Je demanderai à ceux qui veulent venir s'installer en France de faire l'effort d'apprendre le français avant, parce que c'est une condition essentielle d'une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales. Enfin, j'ai proposé la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale car l'intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l'ensemble des questions relatives à l'immigration, à l'intégration et au codéveloppement »[6].</p> <p>L'élève Sarkozy a donc parfaitement retenu et assimilé la leçon de son instituteur frontiste, au point d'en faire l'une des clés de son programme pour l'examen présidentiel. Et pour ceux qui ne seraient pas totalement convaincus de la pertinence de l'association du “problème” de l'immigration au thème de l'identité nationale en péril, Nicolas Sarkozy, l'élève incontestablement le plus doué et le plus prometteur de la Le Pen Academy, promotion 2007, persiste :</p> <p>« Je veux clairement lier l'immigration qui va venir et l'identité qui est la nôtre pour dire à ceux qui vont venir qu'ils doivent adhérer à des valeurs qu'ils vont enrichir de leur propre identité et sur lesquelles nous ne sommes pas prêts à transiger »[7].</p> <p><strong>Une Marseillaise sur l'air du « Maréchal nous voilà… »</strong></p> <p>Mais plus encore que les programmes qui sont tout de même lissés et épurés, afin de ne pas trop effrayer les citoyens ordinaires (à l'exception des partisans de Philippe de Villiers et de Jean-Marie Le Pen), les discours de campagne, que l'on peut considérer comme des “expressions à chaud”, laissent entrevoir un patriotisme débridé qui vire souvent au nationalisme étriqué. Force est de constater que La Marseillaise, que nos femmes et nos hommes font chanter à leurs sympathisants et à leurs militants à la fin de leurs meetings, a parfois des airs de Maréchal nous voilà ![8]</p> <p>Rappelons brièvement les paroles de cette sinistre chanson qui renvoie aux heures les plus noires de notre histoire contemporaine (1940-1944) : « Français levons la tête, Regardons l'avenir ! Nous, brandissant la toile, Du drapeau immortel, Dans l'or de tes étoiles, Nous voyons luire un ciel … »[9], des paroles que ne re-nieraient certainement pas nombre de candidats actuels à l'élection présidentielle et, en premier lieu, le président de l'UMP qui se présente désormais comme le héraut du patriotisme français, stigmatisant dans la foulée les « mauvais Français » ou les « étrangers suspects » vivant sur notre sol.</p> <p>Car faute d'imagination politique dans les domaines social, économique et culturel, Nicolas Sarkozy espère mobiliser les électeurs sur le registre d'un patriotisme “vieille France”, dans le but de dépasser sur sa droite Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers et de faire passer ses challengers, François Bayrou et Ségolène Royal, comme de piètres patriotes ou, pire, des représentants de l'anti-France.</p> <p>En effet, depuis le début de la campagne électorale, la rhétorique sarkozyenne ne cesse d'emprunter des accents maurassiens ou barrésiens, selon les circonstances, remettant profondément en cause la conception braudelienne selon laquelle la France s'est construite sur ses identités migratoires diverses et multiples :</p> <p>« Être français, déclare N. Sarkozy, c'est aimer la France, c'est vouloir la République, c'est respecter l'État. Etre français c'est prendre en partage l'histoire de la France et les valeurs de la France. Être français c'est penser qu'au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s'appelle la France. Je veux dire à tous les Français que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l'affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c'est chacun d'entre nous qui se trouve affaibli. Être français c'est se sentir l'héritier d'une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons d'être fiers. Si on aime la France, on doit assumer son histoire et celle de tous les Français qui ont fait de la France une grande nation »[10].</p> <p>Cette conception d'une France culturellement homogène du point de vue de ses traditions et de ses valeurs induit logiquement la stigmatisation des forces centrifuges, des adversaires et des ennemis, y compris ceux qui se drapent dans la nationalité française, mais qui en réalité la trahissent sournoisement. Aussi retrouve-t-on dans la rhétorique sarkozienne la vieille thématique de l'ennemi intérieur et de l'anti-France, déjà présente dans les discours nationalistes de l'entre-deux-guerres :</p> <p>« Depuis des décennies nous laissons dénigrer la nation et la République. Nous nous excusons même d'incarner une identité nationale, républicaine, française. Depuis des décennies nous avons pris l'habitude d'avoir honte de notre histoire et de nos valeurs. Comment s'étonner dès lors que ce qui nous sépare finisse par devenir plus grand que ce qui nous unit ? Que ceux qui nous rejoignent n'arrivent pas à s'intégrer à un pays dont on n'aurait même pas pris la peine de leur parler ? Comment s'étonner qu'à avoir trop longtemps cédé sur la laïcité on ait fait le lit des fanatismes et de l'intolérance ? C'est à l'honneur de Jacques Chirac que de l'avoir rappelé avec force. Comment s'étonner qu'en dénigrant l'amour de la patrie on réveille le nationalisme qui est la haine des autres ? Comment s'étonner que la mode exécrable de la repentance, en voulant faire expier aux Français les fautes supposées des générations passées, ressuscite des haines ancestrales que l'on croyait à tout jamais appartenir à l'histoire et rouvre des blessures que le temps avait à peine commencé à fermer ? »[11].</p> <p><strong>Travail, famille, patrie : ça ne vous rappelle rien ?</strong></p> <p>Et pour clore cette tragicomédie électorale de la “Nation en danger”, c'est bien sûr l'appel sarkozyen aux valeurs fondamentales de la France éternelle, le travail et la restauration de l'autorité dans l'éducation bafouée par l'esprit défaitiste des soixante-huitards :</p> <p>« La France traverse une crise morale : celle du travail. La réhabilitation du travail est au cœur de mon projet présidentiel. Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas. Je ne me déroberai pas. Je vous demande votre confiance pour qu'ensemble tout devienne possible »[12].</p> <p>Et, le patron de l'UMP de rajouter, sur un ton menaçant, à l'intention des enseignants “laxistes” — ça rime d'ailleurs avec “marxistes” — assimilés à des « Munichois de l'école publique » :</p> <p>« Il faut en finir avec cet autre aspect de l'idéologie de 68 qui tient l'influence de la famille pour forcément néfaste. Il faut en finir avec la mise en accusation systématique de la famille. C'est dans la responsabilisation de la famille et non dans son affaiblissement que se trouve la clé de beaucoup des problèmes que nous rencontrons avec une partie de la jeunesse »[13].</p> <p><strong>Le Pen est mort dans les urnes, vive « le petit Le Pen » à l'Elysée !</strong></p> <p>Après le choc 21 avril 2002 et l'extraordinaire mobilisation qui s'est ensuivie, on pouvait penser que la Le Pen Academy serait condamnée à la faillite et qu'elle ne se réduirait bientôt plus qu'à une modeste université de province, tout juste apte à former des petits notables et des roitelets locaux sans envergure nationale. Or, c'est tout le contraire qui s'est passé : la Le Pen Academy a désormais acquis ses lettres de noblesses dans l'univers politique français, délivrant diplômes, attestations d'études et doctorats honoris causa en “identité nationale sublimée”, “patriotisme étriqué”, “chauvinisme” et en bien d'autres spécialités françaises, avec des laboratoires et des ateliers où l'on apprend consciencieusement aux étudiants à chanter La Marseillaise et à coudre des drapeaux tricolores. Jean-Marie Le Pen, son président-fondateur, peut donc dormir tranquille : la promotion 2007 s'annonce prometteuse.</p> <p><strong>La France, c'est nous !</strong></p> <p>Non, Monsieur Sarkozy, malgré votre statut de 1er de la classe de la Le Pen Academy, promotion 2007, nous ne quitterons pas la France, au lendemain de votre triomphale consécration électorale. Nous la critiquons, parce que précisément nous l'aimons. Nous, enfants et petits enfants de républicains espagnols, d'anti-fascistes italiens, de juifs allemands, de travailleurs arméniens des FTP-MOI, de soldats indigènes libérateurs de la Nation, de résistants du Vercors, du Limousin et d'ailleurs, nous savons très bien que nos glorieux ancêtres, majoritairement prolétaires et paysans, n'auraient probablement jamais réussi votre test linguistique et votre épreuve de francité, mesurant leur prétendue conformité à la « vraie culture française ». Ils se sont battus pour elle, ils ont sacrifié leur santé et leur vie, parce que tout simplement, ils l'aimaient. Et contrairement à vous, Monsieur Sarkozy, nous revendiquons haut et fort notre statut de « cancres éternels » de la Le Pen Academy.</p> <p>* Version adaptée d'un éditorial paru dans la revue Migrations-Société, vol. 19, n° 110, mars-avril 2007, p. 3-15.</p> <p>[1]. TEVANIAN, Pierre ; TISSOT, Sylvie, Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Paris : Éd. L'Esprit frappeur, 2002, 373 p.</p> <p>[2] SARKOZY, Nicolas, discours de Nice, le 30 mars 2007.</p> <p>[3]. COLLOWALD Annie, Le “populisme du FN”. Un dangereux contresens, Bellecome-en-Bauges : Éditions du Croquant, 2004, 253 p. (voir p. 44).</p> <p>[4]. Voir les résultats du sondage exclusif CSA/L'Humanité, réalisé les 17 et 18 janvier 2007,</p> <p>[5]. Phrase prononcée par Laurent Fabius en 1984, alors qu'il était Premier ministre de François Mitterrand.</p> <p>[6]. SARKOZY, Nicolas, “Mon projet. Ensemble tout devient possible”, cité par GIRARD, Delphine, “Exclusif : le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy”, La Tribune du 28-3-2007.</p> <p>[7]. GAS,Valérie, “Un ministère qui fait polémique”, 13 mars 2007.</p> <p>[8]. Chanson nationaliste créée officiellement en 1940 à la gloire du maréchal Pétain, chef de l'État français (1940-1944), fossoyeur de la République.</p> <p>[9]. Extrait des paroles originales de Maréchal nous voilà !</p> <p>[10]. SARKOZY, Nicolas, discours de Caen, 9 mars 2007,</p> <p>[11]. SARKOZY, Nicolas, discours de Lille, 28 mars 2007,</p> <p>[12]. SARKOZY, Nicolas, “Mon projet. Ensemble tout devient possible”, cité par GIRARD, Delphine, “Exclusif : le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy”, La Tribune du 28-3-2007.</p> <p>[13]. SARKOZY, Nicolas, discours de Nice, 30 mars 2007,</p> <p>Vincent Geisser</p> <p>Politologue, chercheur à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (CNRS), enseigne à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence.</p> <p>Dernier ouvrage paru : Habib Bourguiba, la trace et l'héritage, éditions Karthala, mai 2004.</p></div> Un ministre en exercice menacé par un voyou http://sindibad.fr/spip.php?article128 http://sindibad.fr/spip.php?article128 2007-04-06T19:31:09Z text/html fr <p>« Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy », avait-il déclaré, et « ce qui devait arriver arriva, un rocher me tombe dessus », raconte-t-il. Au téléphone, Sarkozy « me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ », relate Begag, avant de citer l'ex-ministre de l'Intérieur : « Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ».</p> <p>Non, ce n'est pas un parrain mafieux qui parle, c'est juste un type qui veut être président de la France</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L99xH150/arton128-8eab8.jpg" alt="" align="right" width='99' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:99px;' /> <div class='rss_texte'><p><strong>Begag charge Sarkozy, « mon ennemi de l'Intérieur »</strong></p> <p>Un livre écrit par Azouz Begag et publié la semaine prochaine serait à l'origine de sa démission • Il y relate les relations parfois bouillantes qu'il a eu avec le candidat UMP •</p> <p>Par Liberation.fr / AFP</p> <p>LIBERATION.FR : vendredi 6 avril 2007</p> <p>Azouz Begag, qui a démissionné jeudi du gouvernement, relate ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, qu'il baptise « mon ennemi de l'Intérieur », dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine et dont l'hebdomadaire Marianne publie des extraits.</p> <p>Les bonnes feuilles de ce livre, intitulé « Un mouton dans la baignoire » et édité chez Fayard, reviennent sur les émeutes urbaines de l'automne 2005. Begag, alors ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances dans le gouvernement Villepin, date de cette période le début de « la descente aux enfers ».</p> <p>Pour avoir contesté l'emploi du mot « racaille » par Sarkozy et « la sémantique guerrière » de son collègue de l'Intérieur, le récent démissionnaire affirme avoir été pris à partie par les sarkozystes réclamant sa démission, pour « absence de loyauté gouvernementale ». Il affirme que les ministres et députés sarkozystes ont dit de lui qu'« il n'y connaît rien en politique (…) C'est le Beur de Villepin ».</p> <p>L'ancien ministre revient en particulier sur un rendez-vous en tête à tête avec Nicolas Sarkozy - où le ministre « joue le persécuté » - et surtout un coup de téléphone violent après des propos tenus à Marseille. <strong>« Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy », avait-il déclaré, et « ce qui devait arriver arriva, un rocher me tombe dessus », raconte-t-il. Au téléphone, Sarkozy « me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ », relate Begag, avant de citer l'ex-ministre de l'Intérieur : « Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ».</strong></p> <p>« Le ministre de l'Intérieur m'a conseillé, dans une ultime menace, de ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir, sinon il allait m'en cuire », ajoute l'ex-ministre. Selon Marianne, Begag a fait l'objet de pressions pour qu'il retarde la parution de son livre, mais a finalement décidé « de passer outre ».</p></div> Faut-il interdire à la "racaille" le droit de vote ? http://sindibad.fr/spip.php?article127 http://sindibad.fr/spip.php?article127 2007-04-04T17:27:24Z text/html fr Faut-il interdire à "la racaille" de voter aux prochaines élections ? C'est la question qu'on peut se poser après la lecture du dernier éditorial du maître de Charlie hebdo. Philippe Val, auréolé, de sa relaxe dans le procès des caricatures, se prend désormais pour le sauveur de la République. Sa mission : débusquer et démasquer les hordes de fanatico-islamo-gauchistes qui complotent contre la république. Sa dernière trouvaille : Si les jeunes de banlieues se sont inscrits massivement dans les listes (...) - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L115xH150/arton127-14762.jpg" alt="" align="right" width='115' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:115px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Faut-il interdire à "la racaille" de voter aux prochaines élections ? C'est la question qu'on peut se poser après la lecture du dernier éditorial du maître de Charlie hebdo. Philippe Val, auréolé, de sa relaxe dans le procès des caricatures, se prend désormais pour le sauveur de la République. Sa mission : débusquer et démasquer les hordes de fanatico-islamo-gauchistes qui complotent contre la république. Sa dernière trouvaille : Si les jeunes de banlieues se sont inscrits massivement dans les listes électorales, c'est uniquement pour faire exploser le système et accessoirement les juifs. Génial ce Philippe, non ?</p></div> <div class='rss_texte'><p>Attention : Charlie (Minute) Hebdo est toujours un journal de gauche !</p> <p>Faut-il interdire à "la racaille" de voter aux prochaines élections ? C'est la question qu'on peut se poser après la lecture du dernier éditorial du maître de Charlie hebdo. Philippe Val, auréolé, de sa relaxe dans le procès des caricatures, se prend désormais pour le sauveur de la République. Sa mission : débusquer et démasquer les hordes de fanatico-islamo-gauchistes qui complotent contre la république. Sa dernière trouvaille : Si les jeunes de banlieues se sont inscrits massivement dans les listes électorales, c'est uniquement pour faire exploser le système et accessoirement les juifs. Génial ce Philippe, non ?</p> <p>A lire, ci-en dessous le papier de Sébastien Fontenelle publié dans son blog "<a href='http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/' class='spip_out'>Vive le feu</a>"</p> <p><strong>Une (Fantastique) Révélation Du Penseur Du Mercredi (Que Le Monde Entier Nous Envie) : "Les Banlieusards (Au Teint Cuivré) Sont Des Sales Bâtards Lepénistes" </strong></p> <p>De la même façon que le dimanche est le jour du Seigneur, le mercredi est celui du Penseur (que le monde entier nous envie) : je veux parler, bien sûr, de Philippe Val, patron de "Charlie Hebdo".</p> <p>L'homme dont le (courageux) travail de vulgarisation de l'existentialisme bushiste a récemment fait dire à Brice Hortefeux : "Nico, ma vieille couille, ça serait bien qu'on lui trouve un petit quelque chose au ministère de la Terrequinementpas, quand on sera présidents, à Philou".</p> <p>Ce matin, par exemple, Philippe Val, dans un éditorial qui marquera d'une pierre blanche l'Histoire des Idées, fait cette révélation hallucinante : Le Pen "est", ces jours-ci, "dans une stratégie complexe".</p> <p>Dans une stratégie si complexe, même, qu'il faut, vous l'aurez compris, toute la fière intelligence d'un Philippe Val, pour la disséquer - avec, je dois dire, une rigueur documentaire assez implacable.</p> <p>Z'êtes prêt(e)s ?</p> <p>C'est parti.</p> <p>Philippe Val part d'un constat : "Dans ce qu'il est convenu d'appeler "les quartiers", où, comme chacun sait, on a vu se former des queues à la mairie pour obtenir une carte d'électeur, un slogan est en train de se transformer en mot d'ordre : il faut faire péter le système".</p> <p>Si c'est Val qui le dit, ça doit (nécessairement) être vrai : en véritable philosophe de terrain, Philippe Val se rend plusieurs fois par jour dans le 9-3, histoire de humer l'humeur des fairepéteurs de système.</p> <p>(Par conséquent, je vous remercie, par avance, de tenir pour acquis, d'ores et déjà, que les gens qui ont "formé des queues pour obtenir une carte d'électeur" avaient derrière la tête une (sale) idée qui montre assez combien cette racaille est, par définition, nuisible.)</p> <p>Philippe Val, ayant maté ces "queues", s'inquiète (et on le comprend), car : "Parmi les synonymes de "système", le plus courant est le mot "établissement", francisation lepénienne du mot anglais "establishment"".</p> <p>(Et de fait, nous avons tou(te)s en mémoire les images, effroyables, de ces hordes (fanatiques) de jeunes bougn... Banlieusards qui, à l'automne 2005, hurlaient : "Sus à l'établissement !")</p> <p>Or, ce mot, dont la rac... Les jeunes des banlieues abusent, "désigne une bande de pourris - et accessoirement de Juifs - qui ont inventé la démocratie afin de voler aux pauvres qui vivent ici pour donner aux riches qui vivent nulle part".</p> <p>Ecrit, posément, Philippe Val.</p> <p>Vous l'aurez, dès lors, compris : Philippe Val, très simplement, vient de poser, en quelques phrases, que "les quartiers", qui sont un peu notre Afghanistan à nous, en plus dangereux, sont notoirement peuplés de soudard(e)s antisémites.</p> <p>Les pouilleux qui forment "des queues" puantes "à la mairie" sont des cons et des salauds, qui s'apprêtent à imposer, par les urnes, quelque chose qui ressemble d'assez près au nazisme.</p> <p>Philippe Val, qui réfléchit plus vite que l'ombre de Condoleeza Rice, continue tranquillement son (brillantissime) exposé : "Le Pen est devenu tendance dans les banlieues".</p> <p>Philippe Val, blasé, ne voit rien là, d'ailleurs, que de très classique : "Ce fantasme de "faire péter le système" en s'alliant à n'importe qui - on a vu le même genre de démarche dans le phénomène islamo-gauchiste - n'est pas nouveau".</p> <p>Mordez l'apocalypse : entre la vermine frontiste qui n'en finit plus de grouiller au-delà du périph et la camarilla islamo-gauchiste embossée à Saint-Germain-des-Prés, l'Occident chrétien est quand même très mal barré.</p> <p>C'est, presque au mot près, ce que Nicolas Sarkozy ne cesse de répéter.</p> <p>C'est également ce qui fait dire à Brice Hortefeux : "Nico, ma boule, est-ce que tu ne crois pas qu'on devrait trouver à Philou un petit quelque chose du côté de l'île de la Jatte ? Est-ce qu'il ne l'a pas cent fois mérité ?"</p></div> Sarkozy va-t-il adopter le modèle israélien pour la France ? http://sindibad.fr/spip.php?article118 http://sindibad.fr/spip.php?article118 2007-03-26T17:34:06Z text/html fr Sindibad <p>Quand Arno Klarsfeld conseille à Sarkozy d'adopter le modèle israélien au risque de mettre le feu en France.</p> - <a href="http://sindibad.fr/spip.php?rubrique6" rel="directory">Chronique de la haine ordinaire</a> <img src="http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L84xH113/arton118-3337b.gif" alt="" align="right" width='84' height='113' class='spip_logos' style='height:113px;width:84px;' /> <div class='rss_chapo'><p>Klarsfeld, qui a pris l'habitude de conseiller Sarkozy sur à peu près tout, a exhorté le probable futur Maître de l'Elysée, à « ne pas se renier ». Pour le convaincre, il a mis en avant « Le modèle israélien », où « immigration et identité nationale vont de pair ».</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>Sarkozy va-t-il adopter le modèle israélien pour la France ?</strong></p> <p>Dans <i>la Mare au Canards</i> de cette semaine (<i>Le Canard Enchaîné</i> du 21 mars 2007), on apprend que Sarkozy qui avait cherché à atténuer la polémique au sujet de son projet de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, en remplaçant le mot "nationale" par "républicaine", s'est ravisé au dernier moment de prendre cette initiative d'apaisement. Les raisons de ce revirement s'expliquent par les résultats d'un sondage où, parait-il, une majorité de français soutenaient sa proposition, la seconde raison, la plus inquiétante, est l'argumentaire développé, par son conseiller Arno Klarsfeld, garde frontière israélien et accessoirement avocat "à roulettes" comme l'appelle <i>Le Canard Enchaîné</i>.</p> <p><span class='spip_document_79 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://sindibad.fr/local/cache-vignettes/L350xH254/arno-klarsfeld-4bdc0.jpg' width='350' height='254' alt="" style='height:254px;width:350px;' /></span></p> <p>Klarsfeld, qui a pris l'habitude de conseiller Sarkozy sur à peu près tout, a exhorté le probable futur Maître de l'Elysée, à « ne pas se renier ». Pour le convaincre, il a mis en avant « Le modèle israélien », où « immigration et identité nationale vont de pair ».</p> <p>Rappelons de quoi il s'agit quand le garde frontière évoque le modèle israélien :</p> <p>Il s'agit d'un véritable modèle de discrimination envers les minorités non juives, notamment arabes, comme le confirme le rapport de la FIDH :</p> <p>Discriminations directes qui « résultent de l'utilisation de l'appartenance nationale ou religieuse comme critère de différenciation ». Exemples :</p> <p> • Israël empêche ses citoyens arabes résidents ou résidentes d'épouser des palestiniens ou des palestiniennes et de vivre en famille ;</p> <p>• la répartition discriminatoire des budgets au détriment des villes arabes ;</p> <p>• les conditions discriminatoires d'accès aux études supérieures pour les étudiants arabes israéliens ;</p> <p>• les lois qui refusent de donner un statut officiel aux établissements culturels arabes alors qu'elles le donnent aux Juifs.</p> <p>Discriminations indirectes définies par la FIDH comme « tous les désavantages qui résultent pour les Palestiniens des structures générales de la société israélienne " et qui sont liés au conflit israélo-palestinien. Les municipalités arabes se retrouvent « sans moyens pour offrir des services de base à leurs résidents, ce qui se répercute particulièrement dans les domaines de l'enseignement et des soins de santé de base ».</p> <p>Les discriminations dont sont victimes les Arabes israéliens touchent tous les domaines et s'accentuent à partir du service militaire dont ils sont exemptés, ce qui a pour conséquence la perte quasi automatique des avantages sociaux inhérents au service militaire : accès au crédit en matière de logement, dispense partielle de droits d'inscription aux formations professionnelles organisées par L'État...</p> <p>Concernant l'emploi, les Arabes israéliens sont exclus d'office d'un certain nombre d'emploi et se retrouvent "surreprésentés" dans le marché du travail secondaire en bas de la hiérarchie professionnelle.</p> <p>Voilà un petit aperçu du modèle israélien qui séduit Sarkozy et dont il compte s'inspirer pour la France. Déjà en tant que ministre de l'intérieur, il avait fait <a href='http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1929&var_recherche=sarkozy' class='spip_out'>appel</a>, en décembre 2005, au savoir faire de la police israélienne pour bénéficier de ses conseils en matière de maintien de l'ordre dans les banlieues. Cette même police qui s'est distinguée par un traitement de choc des manifestations pacifiques des arabes israéliens en réussissant l'exploit d'assassiner en octobre 2000, treize arabes dans une même journée, en toute impunité bien sur, la classe !</p> <p>On peut craindre le pire si l'avocat "à roulettes" continue à conseiller le candidat UMP. On a vu les résultats : répression et rafles dans les écoles. Sarkozy président avec un garde frontière israélien comme conseiller, on n'ose même pas imaginer : arrestations et blindés de l'armée en bas des HLM, discriminations et identité nationale, peut être même un mur autour de la France afin de stopper l'invasion des « barbares », le modèle israélien, quoi !.</p></div>